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POP Montréal: jour 3, 4 et 5

pop_mtl_17-09-14_arnauld_labadie-1Donc, mon éPOPée se poursuivait pour une troisième journée. Il y avait foule au Métropolis pour le concert de Timber Timbre qui venait présenter les pièces de Hot Dreams. La bande à Taylor Kirk a gracié la foule de plusieurs chansons issues du dernier album ainsi que quelques-unes de Creep On Creepin’ On. Les ritournelles présentées étaient plus rock laissant place à de beaux moments que la foule a accueilli avec joie. La conclusion de Hot Dreams, joué au saxophone était tout simplement superbe avec son tempo constamment brisé. Un détour qui en valait sérieusement la peine. Timber Timbre a offert un généreux rappel dont Run From Me toujours aussi glauque et magnifique.

Puis je me suis retrouvé à la SAT pour DJ Food qui nous offrait un remix de l’album Paul’s Boutique des légendaires Beastie Boys en version dansante; l’ensemble accompagné d’un visuel divertissant. De toute beauté. Ma troisième journée s’est ainsi terminée sur ces sublimes rythmes dansants.

Le samedi? Une grosse journée POP Montréal prometteuse m’attendait. Tout a commencé au TRH Bar alors que Corridor, dans une demi-lune de skate défraîchie, déployait toute son énergie pour la foule coincée derrière les clôtures de fer. Puis, The Marlees a pris la scène pour présenter leur rock’n roll. Les gens attendaient impatiemment Jesuslesfilles et ils ne furent absolument pas déçus. Devant une foule dense, le groupe a offert les pièces du dernier disque titré Le grain d’or avec un solide aplomb. Il y a même eu quelques mélomanes aventureux prêts à amorcer un «thrash» dans cette petite enceinte. Le groupe, alors que les gens tombaient comme des châteaux de cartes, redoubla d’ardeur. Le résultat? Une fin de spectacle enlevante et énergisante à souhait.

Puis, je me rendis au Ritz (anciennement le Il Motore) pour attraper le sympathique duo Indian Handcrafts. Les deux musiciens étaient en pleine forme et offrirent quelques nouvelles compositions au public qui les découvrait. Rapidement, le tandem s’est fait de nouveaux amis et Brandyn Atkins y alla de plusieurs boutades qui achevèrent de gagner la foule. Un concert haut en couleur dans une «ancienne» nouvelle salle revampée pour le mieux. Puis, c’était au tour de Ty Segall de s’amener au Club Soda pour présenter les pièces de son excellent dernier opus: Manipulator. Et quel spectacle! La salle était pleine à craquer, le «mosh pit» fortement actif, et ce, tout au long de la prestation et les fans qui bodysurfaient avec entrain. Que demander de plus? Une prestation d’une authenticité sans équivoque où le jeune californien nous offrit plusieurs compos de son plus récent disque, mais également quelques pièces de Slaughterhouse et Twins. Un must. Rien de moins. Un troisième coup de cœur! La Luz, qui assurait en ouverture, fit aussi bonne figure et offrit une bonne performance que la marée humaine présente au Club Soda accepta avec joie en attendant le plat principal.

Finalement, une dernière journée qui commença par à un 5 à 7 afin d’amasser des fonds pour le batteur Matt Vézio. Le jeune homme s’étant fait voler sa batterie une semaine plus tôt, plusieurs artistes locaux se sont réunis afin de lui donner un coup de main. Parmi les généreuses personnes se trouvaient Lisa LeBlanc, Louis-Philippe Gingras, Antoine Corriveau et Dany Placard qui ont animé la foule au Quai des Brumes. Comme quoi, au Québec, la famille musicale est tissée très serrée!

Je me suis ensuite dirigé au Divan Orange pour le post-punk/rock shoegazé de Sacral Nerves. Une performance impressionnante menée de front par la chanteuse Esther Splett. Celle-ci multiplie les inflexions de voix étranges, crie et évacue totalement l’air de ses poumons pour ensuite retomber dans une monotonie froide. Une prestation franchement louable du quintette de Montréal, et surtout, un groupe qui sera définitivement à suivre.

Finalement, je me suis retrouvé au Metropolis pour le spectacle de clôture du festival alors que The Unicorns revenait sur scène. Le trio a offert une prestation parfois brouillonne, mais qui a su ravir la foule. Oui, tous étaient comblés de pouvoir chanter en chœur les chansons de cette formation qui a eu un impact important/certain sur la scène indépendante montréalaise. Une belle façon de terminer ces cinq jours de festivités sonores sur le bon pied.

Mon éPOPée a été à la hauteur! La cuvée 2014 aura donné son lot d’émotions fortes aux mélomanes… et surtout les aura fait courir d’une scène à l’autre. Je crois bien que j’ai perdu un bon deux ou trois kilos à me promener tout au long de l’artère St-Laurent. Merci POP Montréal! Tu m’auras remis en forme!

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