Concerts

Fishbach et Lou-Adriane Cassidy à L’Astral le 10 mars 2018

Fishbach était attendue suivant la sortie de son album À ta merci en ce samedi du mois de mars. Retour sur un retour réussi.

Avant que Flora Fishbach prenne la scène, c’était Lou-Adriane Cassidy qui avait la tâche de réchauffer la foule nombreuse. C’était pour moi, la deuxième fois de la semaine que je voyais la jeune femme sur scène. Après sa participation aux Francouvertes de lundi entouré d’un band complet, elle s’est présentée devant le public de l’Astral en duo avec André Lavergne (Dans l’shed). Elle est d’une solidité impressionnante sur scène. Surtout compte tenu de son âge. Avec ses 20 ans, Cassidy pourrait déjà donner des leçons à des musiciens d’expérience.

Elle a livré les chansons de son répertoire dont Petite Mort, blaguant entre les titres, qu’elle faisait dans la chanson joyeuse. Son sourire a fini de charmer la foule qui était tout à fait conquise lorsqu’elle a entamé sa dernière chanson, son tube Ça va, ça va. Une jeune femme remplie de promesse qui n’est pas près de disparaître de la scène.

Théâtrale Fishbach

Flora Fishbach s’amenait au Québec en version solo. Elle est accompagnée d’un ordinateur qui contient ses pistes et sa guitare. Je vais être honnête, c’est généralement le genre de disposition qui me donne envie de quitter l’endroit. Mais bon, connaissant Fishbach, je me devais de lui donner une chance. Je n’ai pas regretté. La jeune femme a tout simplement ensorcelé la foule nombreuse qui semblait en bonne partie conquise d’avance. Ça chantait les paroles des chansons d’un bout à l’autre.

Elle a ouvert la marche avec Tu vas vibrer tirée de son premier EP. Elle a installé rapidement les codes de la représentation qu’on allait voir. C’est ouvertement théâtral versant parfois même dans la tragi-comédie. Comme lorsqu’elle a présenté Le château en précisant que c’était sur le suicide avant de se mettre à danser sur les rythmes. Ces contradictions présentes dans les compositions de Fishbach devenaient cruellement tangibles devant nos yeux. Pour en rajouter, elle a enchaîné avec On me dit tu où elle incarne en quelque sorte la mort.

Fishbach a aussi livré ses succès plus connus comme Un autre que moi et Y crois-tu. Elle a en fait joué l’ensemble de son répertoire à l’exception de Béton mouillé (à moins que je ne me sois fourvoyé dans mes notes). En rappel, elle a livré une version franchement comique de La babouche et un titre inédit nommé Disparu. C’était fort réussi encore une fois pour la jeune femme.

 

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