Concerts

partie 3

coup-de-coeur-francophone-2016Voilà que la 30e édition du Coup de cœur francophone tire déjà à sa fin. Comme première expérience, en tant que collaboratrice pour LCA, ç’a été une expérience inoubliable. Ce festival-là, ce n’est pas compliqué. C’est ta petite laine de novembre. Ta boisson chaude des temps gris. Une pépite d’or qui vient bercer tes tympans… Voici une revue des concerts que j’ai vadrouillés de mon côté.

C’est jeudi soir dernier qu’avait lieu le concert de Karim Ouellet au Club Soda (avec Nicolas Michaud, en première partie). Personnellement, ce fut la troisième fois que je le voyais en spectacle. La dernière fois remontait à son événement symphonique donné à Québec, l’hiver dernier. Depuis la parution de son nouvel album Trente, c’était une première pour moi de le revoir sur scène. J’étais particulièrement curieuse et disons-le, j’avais hâte !

Arrivée sur les lieux, je constate rapidement que le Club Soda était particulièrement vide, ce soir-là. Je me suis dit que ça allait sûrement se remplir un peu après le début du spectacle. Honnêtement, je n’ai pas porté attention plus que ça. Sur le coup de 21h00, Karim et sa bande de musiciens arrivent sur scène devant un décor magnifique. On pouvait remarquer au mur une énorme tête de monstre construite à partir de formes géométriques. Au fur et à mesure, il y avait des projections de couleur et d’images qui se dévoilaient. Très esthétique.

Ouellet ouvre avec Chapitre 1 et Chapitre 3, chansons qu’on pouvait retrouver sur AIKIDO, nouvelle galette gratuite lancée sur le Bandcamp du chanteur, il y a de cela quelques semaines déjà. Armé de sa guitare, l’artiste nous surprend dès les premières notes. Toujours très sympathique, l’auteur-compositeur-interprète se présente, comme à l’habitude. La foule lui en donnait beaucoup, en plus, avec plusieurs applaudissements. Il va sans dire, le petit Karim est très apprécié du public.

Par la suite, il enchaîne avec Prélude et Dans la nuit qui tombe, pièce où les saxophones et trompettes seront priorisés dans les arrangements. On aura reconnu deux membres de la formation Valaire: Jonathan Drouin et Thomas Hébert. Plutôt cool de les avoir invité! Sans oublier la très touchante Il était une fois. Pièce de circonstance et d’actualité. Un beau moment d’introspection.

Plus la soirée avance, plus on a senti l’esprit de groupe que Karim voulait instaurer sur la scène du Club Soda. Après l’avoir remercié à de multiples reprises, Claude Bégin, son meilleur ami, s’est (finalement!) joint à la fête en venant interpréter deux de ses titres personnels. Sans oublier la soeurette Sarahmée, qui, avec son frère Karim à la guitare acoustique, est venue mettre sa touche personnelle hip-hop en interprétant Laisser tomber, chanson qui se retrouve sur son disque Légitime. Un excellent moment acoustique où l’on a pu apprécier la proximité familiale.

C’est ça qui est beau avec Karim Ouellet, même si la foule était un peu dispersée, l’artiste a tout donné. Soudé avec son groupe, le chanteur de Québec a su mettre un baume sur nos inquiétudes de la semaine avec ses pièces pop, qui sont ma foi encore bien efficaces. On dira bien ce qu’on voudra, quand Ouellet chantonne, son public l’écoute du début jusqu’à la fin, surtout quand il a interprété Karim et le loup, vêtu de son costume de monstre. Festif à souhait. Un peu plus et on aurait juré de voir des confettis dans les yeux de l’artiste. Visiblement, Karim était en forme ce soir-là.

Je continue (et termine) mon aventure musicale avec la soirée de Juste Robert et Valérie Poulin au Quai des Brumes, le lendemain, vendredi soir. Deux groupes que je ne connaissais pas beaucoup, je dois vous avouer. C’était plutôt une soirée de découvertes, en ce qui me concerne.

J’arrive à la salle presque bondée et je croise le bassiste de la formation Juste Robert (que j’avais déjà rencontré en entrevue dans le passé). Il m’informe qu’ils ont un peu de retard dans l’horaire. Effectivement, au lieu de 22h00, ils ont joué vers 22h30. La bande rock de Juste Robert est menée par Jean-Robert Drouillard, un gars de Québec, ayant un timbre rauque qui rappelle, à certains moments, un certain Keith Kouna. Avec deux guitares, une basse et une batterie, la soirée débute avec Fleur. Une jolie chanson qui nous fait balancer la tête d’un côté et de l’autre. S’ensuit Golden Storm, véritable vers d’oreille qui possède un refrain assez entraînant avec des guitares électriques manipulées avec dextérité. On va se le dire, Juste Robert commence à buzzer en ce moment. Après avoir lancé le disque titré Des autoportraits, en octobre dernier, le groupe fait agréablement plaisir avec des mélodies punchées tantôt douces, tantôt brutes, qui font beaucoup de bien, à mon avis. Ça sent la nostalgie à plein nez transmise par des émotions éloquentes issues directement des textes. Cependant, entre les pièces, Drouillard avait peut-être un peu de difficulté à parler entre les chansons. On voyait que c’était sincère, mais en même temps, il y avait probablement un peu de stress derrière tout ça. Rien de bien majeur, j’imagine que pour les prochaines performances, ça finira par bien rentrer.

Après cette prestation, Valérie Poulin, jeune rockeuse, habillée d’une magnifique robe lignée, est arrivée avec une baguette en fleur à la main, pour souligner le Jour du Souvenir. Elle enchaîne les diverses chansons qui se retrouvaient sur son EP 1992-2016, paru le 2 juin dernier. Poulin s’exécute avec brio et propose des mélodies plutôt rocailleuses qui font bien planer. Avec une voix très forte et juste, la chanteuse nous a prouvé qu’elle avait beaucoup de talent…et que ce n’était qu’une question de temps avant que tout le monde commence à parler d’elle. Étant accompagnée d’Étienne Dupré à la basse et de Thomas Sauvé-Lafrance à la batterie, la chanteuse est une fille de party. Son charisme et sa présence scénique ne lui font pas de tort du tout. Elle s’affichait extrêmement passionnée et sympathique entre les chansons.

Grosse soirée de découvertes et de belles surprises musicales, en ce qui me concerne. Je vous invite fortement à vous procurer leur matériel. Du délice pour vos oreilles.

Et c’est ainsi que mon périple au CCF se termine (faute de maladie), merci encore au festival pour cette expérience incroyablement enrichissante! Merci à Stéphane Deslauriers et à Louis-Philippe Labrèche pour la confiance et les bons conseils. On se dit à l’an prochain, assurément!

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