Chroniques

Entrevue avec Miles Barnes : le CASE, une formation vivante

Le Carrefour des arts de la scène et de l’entrepreneuriat ou CASE, est un programme créé dans le but d’offrir une boîte à outils complète à des artistes et leur permettre de s’épanouir dans leur milieu. Nous avons rencontré le rappeur Miles Barnes qui suit présentement le cours.

La vie d’artiste ce n’est pas toujours facile et percer dans le milieu musical ce n’est pas de la petite bière. Le rappeur Miles Barnes a décidé de se lancer là-dedans un peu sur un coup de tête. « J’ai pris une pause du cégep de St-Laurent et je suis allé à une journée au palais des congrès et le CASE avait un kiosque. Je me suis lancé et je ne l’ai pas regretté. Avec les techniques qu’ils nous apprennent, ils nous apprennent et nous aident à assumer notre place dans le milieu artistique. Ils disent souvent qu’ils nous donnent des outils pour faire notre propre mise en marché. Mais je préfère enlever le “é” et dire plutôt, qu’ils nous donnent les outils pour notre propre mise en marche.  »

Le CASE n’est pas là non plus pour donner une formation dite artistique à ses élèves. L’art et la démarche artistique sont laissés entre les mains de la personne qui suit le cours. Les professeurs font confiance aux élèves pour cette partie. Ce n’est pas non plus dans la visée d’en faire des multitalents essoufflants. La formation est là pour donner de bonnes habitudes aux artistes. Savoir bien s’entourer fait toute la différence dans une carrière de musicien. « Le milieu a beaucoup changé, aujourd’hui je peux mettre mes beats sur des plateformes numériques comme itunes, spotify, soundcloud et je peux le faire seul, sans maison de disque. Mais au final, est-ce que la maison de disque va pouvoir m’apporter quelque chose que je ne peux pas faire moi-même tout seul? Si tu passes tes semaines à faire ce qu’une maison de disque ou un gérant ferait, je pense que tu vas perdre tes cheveux avant la fin. »

Une formation qui donne confiance

La formation est personnalisée pour chaque artiste. Bien que certains cours magistraux soient donnés, un suivi individuel est aussi mis en place. Cela permet à l’artiste de se sentir soutenu et d’attaquer des questions plus personnelles avec les professionnels du CASE. Et lorsqu’ils sont en groupe, les artistes se frottent à des collègues qui sont d’autres disciplines. « Il y a dans ma cohorte un chanteur populaire, une chorégraphe-danseuse et une artiste de cirque. Ce qu’on nous apprend et qui est bon pour tous, on l’applique par la suite à notre propre démarche, à notre cheminement personnel. »

Mais qu’est-ce qu’on apprend concrètement? Des notions de gestions du temps, à bâtir un réseau de contacts, un module sur l’identité artistique sont au menu. De plus, on y apprend de façon organique. Barnes donne l’exemple du début de sa nouvelle cohorte où deux groupes de vingt étudiants avaient été formés. Voyant que les deux groupes apprenaient les mêmes notions, la direction a décidé de les regrouper pour créer un meilleur esprit de groupe. La rigidité semble vraiment mise de côté et l’environnement de travail est motivant. Les tables de travail sont placées en U pour favoriser les échanges. « C’est très convivial comme endroit. On est très loin du cours où l’on entre, s’assoit, prend des notes, va à la salle de bain à la pause et repart immédiatement après le cours sans avoir dit un mot. »

Et l’inscription?

Le CASE est un cours gratuit et les inscriptions se poursuivent jusqu’au 14 mars prochain. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre c’est par ici!

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