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POP Montréal 2017 : suite et fin pour Raphaëlle Thibault-Vanasse

Je continue mon périple à POP avec une soirée et un BBQ de spectacle!

Résonner à la Un Blonde

De retour à l’église St.John the Evangelist pour assister à la soirée d’Un Blonde. Peu après la parution du fascinant Good Will Come to You, Jean-Sébastien Audet (dit Un Blonde) s’est présenté dans un lieu quasi rempli par des curieux et des admirateurs. Sur scène, il était accompagné de Rafferty McMahan à la basse, d’Alex Lavoie à la batterie, de Brad Loughead à la guitare, de trois choristes et du quatuor à cordes Warhol Dervish. Beaucoup de monde dans un petit lieu religieux, je vous dirais! Mais honnêtement, le décor a renforcé énormément la musique d’Un Blonde. Les airs gospels, les improvisations jazz ou même le blues a fait résonner les murs de l’église. C’est surtout la voix de Jean-Sébastien Audet qui nous a impressionnés, et ce, dès les premières notes. Un timbre vocal mielleux et planant qui a su charmer tout au long de la prestation. Enchainant les différentes pièces du disque Good Will Come To You, le meneur de jeu s’est démontré peut-être un peu discret quant à ses interventions avec le public. Oui, le spectacle était rodé. Tout était visiblement planifié et réfléchi. Ceci dit, il aurait été intéressant de piquer des petites jasettes par-ci, par-là. Histoire de comprendre encore plus l’essence des chansons de l’album. Le manque de discussion au micro donnait cette impression de concert un tantinet linéaire. Ce qui était un peu décevant, à mon avis. Par contre, l’exécution musicale nous fait rapidement oublier ce bémol. La section de cordes donnait beaucoup de clarté aux pièces. Les choristes accompagnaient Audet avec précision. Chaque musicien avait un rôle spécifique à jouer sur scène. On le sentait bien. Audet guidait chacun d’entre eux. Les différentes tonalités se mariaient assez rapidement à la voix du chanteur. Le lieu de l’Église St-John jouait beaucoup sur les mélodies d’Un Blonde… Le fait de pouvoir entendre le tout dans un tel lieu a permis de confirmer que Jean-Sébastien Audet est un artiste à suivre de très près.

Best Fern en ouverture

Le duo Best Fern a eu pour mission d’ouvrir pour Un Blonde. Avec leurs arrangements musicaux assez minimalistes, les deux membres, composés d’Alexia Avina et de Nick Schofield, nous ont proposé des ballades en électro ambiant (assez downtempo) qui ont su tamiser l’ambiance de l’Église St.John. Avec deux petites galettes à leur actif (un EP et un démo de reprises), les Montréalais de Best Fern ont proposé un univers aérien au public assis en face d’eux. La voix gracieuse d’Avina colorait les instrumentations électroniques de Nick. Les artistes se complétaient sur scène. Leur musique ne faisait qu’un. Très jolie.

Pelada

Pop, c’est aussi ses barbecues gratuits où on peut siroter quelques verres sous le soleil chaud. Mercredi dernier, au lancement, je suis allée à la rencontre du groupe Pelada qui assurait l’ambiance de la soirée d’ouverture du festival dans les quartiers généraux Pop. Qui est Pelada? Un duo composé de Chris Vargas et de Tobias Rochman œuvrant dans la techno acide très convulsive, frôlant un peu le punk à quelques reprises. En plus de chanter uniquement en espagnol, Pelada s’est démarqué pendant cette prestation. Déjà là, on peut dire que c’est une « belle bibitte ». Les membres sont de véritables bêtes de scène qui ont fait hocher la tête de plusieurs personnes dans le public. L’énergie qui les possédait était palpable. Les synthétiseurs se déferlaient et effectuaient des rythmes dynamiques. Il va sans dire, c’était une belle découverte musicale. Allez voir leur EP de deux chansons titrées No Hay et Ten Cuidado… vous allez voir. C’est très particulier, mais c’est un beau particulier.

Bonjay

Samedi soir, la météo annonçait que du bon pour la formation Torontoise Bonjay qui grimpait sur la scène du BBQ Pop. Avec des mélodies RnB/Soul/Reggae, le groupe a fait danser la foule. Ce n’était pas compliqué. Avec deux projets à leur actif (Broughtupsy et Gimmee Gimmee EP), j’ai trouvé que le groupe s’en donnait à cœur joie. Enchainant les différents titres de leurs propositions, la musique s’est rendue assez rapidement à un auditoire curieux et attendri. Notons aussi la présence scénique de la chanteuse Alanna Stuart qui s’est démontrée polyvalente, charismatique et sympathique sur scène. Bougeant de chaque côté de l’espace, la meneuse de jeu habitait très bien les planches du BBQ Pop. En plus d’être accessible, Bonjay a rejoint plusieurs oreilles pendant cette performance.

Lunice

Autour de Lunice de prendre part à la fête. Originaire de Montréal, Lunice était très présent à la console sur scène. Avec des sons qui rappellent Flying Lotus, Gaslamp Killer et Hudson Mohawke avec qui il fait partie du duo TNGHT, la musique de Lunice s’est avérée efficace et pétillante. Par contre, à certains moments, j’avais peut-être l’impression que le DJ en mettait un peu trop pour plaire au public. Ça devenait un tantinet lourd. Mis à part ce petit point, Lunice reste un DJ assez intéressant à voir en spectacle. Ses mélodies vivifiantes inspirées principalement par le trap et le hip-hop ont donné un gros coup de poing. Elles incitent même à faire quelques grouillades…

Le Vaudeville de Kid Koala

Vers les 18 h, Kid Koala s’est présenté dans un décor assez spécial… une sorte de théâtre vivant composé à partir de tissus éclatants. D’entrée de jeu, Kid Koala nous avise que ça sera un spectacle qui progressera de plus en plus vers le bizarre. On a eu droit à beaucoup de choses étranges, mais qui faisaient bien le travail. Au début, Kid Koala présente des pièces avec ses sons d’oiseaux en arrière-plan. Accompagné d’une troupe de comédiens, l’artiste était bien entouré. Ceux-ci se promenaient avec une série de marionnettes pour faire concept aux pièces jouées. La performance était très esthétique. Elle est venue en étonner plus d’un. Plus le concert avançait, plus c’était original. Kid Koala est un excellent musicien doté d’un très grand sens du rythme. Tout était bien précis… et son vaudeville… eh bien on y croyait. Du début jusqu’à la fin.

Merci à toute l’équipe du Pop! À l’an prochain!

L’autre gala de l’ADISQ 2017 : Les nominations.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L’autre gala de l’ADISQ, c’est aussi beaucoup de bons albums qui sont en nominations.

Voici les finalistes par catégorie:

Album de l’année — Alternatif :

— Antoine Corriveau — <em>Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
— Klô Pelgag — L’étoile thoracique
— Julien Sagot — Bleu Jane
— Les Hay Babies — <em>La quatrième dimension
— Samuele — Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Album de l’année — Anglophone :

— Beyries — Landing
— Bobby Bazini — Summer is Gone
— Leonard Cohen — You Want It Darker
— Lisa Leblanc — Why You Wanna Leave, Runaway Queen?
— Matt Holubowski — Solitudes

Album de l’année — Choix de la critique :

— Alaclair Ensemble — Les Frères cueilleurs
— Antoine Corriveau — Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter
— Avec pas d’casque — Effets spéciaux
— Daniel Bélanger — Paloma
— Klô Pelgag — L’étoile thoracique
— Philipe B — La Grande nuit vidéo

Album de l’année — Classique : Orchestre et grand ensemble :

— Alexandre Da Costa — Stradivarius à l’opéra
— Angèle Dubeau — Silence on joue – prise 2
— Julie Boulianne — Vivaldi & Handel : Arias
— Les violons du roi — Mozart : Horn Concertos & Bassoon Concerto
— Yannick Nézet-Séguin /Orchestre métropolitain de Montréal — Bruckner: symphonie no.2, WAB 102

Album de l’année — Classique : Solite et petit ensemble :

— Charles Richard-Hamelin — Live: Beethoven – Enescu – Chopin
— Daniel Taylor — The Tree of Life
— Marina Thibeault /Janelle Fung— Toquade
— MG3 (Montreal Guitare Trio) — Danzas: Spanish Guitar
— Philippe Sly — Schubert Sessions : Lieder With Guitar

Album de l’année — Country :

— Cindy Bédard— Coeur sédentaire
— Gabrielle Goulet — Elle sait
— Mario Peluso & les Hobos Hurleurs — Vers le mur
— Sara Dufour — Dépanneur Pierrette
— Sylvain Garneau — La clé du bonheur

Album de l’année — Folk :

— Alexandre Poulin— Les temps sauvages
— Avec pas d’casque— Effets spéciaux
— Émile Bilodeau — Rites de passage
— Philippe B — La grande nuit vidéo
— Saratoga — Fleurs

Album de l’année — Instrumental :

— Alain Lefèvre— Sas Agapo
— André Gagnon— Les voix intérieures
— Artistes Variés — Doux moments pour Philou
— David Brunet — Antonio3
— Guy Bélanger — Traces & scars

Album de l’année — Jazz :

— Andrea Lindsay— Entre le jazz et la java
— Jean-Pierre Zanella — Quattro Venti
— Lorraine Desmarais — Danses danzas dances
— Rémi Bolduc — Swingin’ avec Oscar
— Simon Denizart Trio — Beautiful People

Album de l’année — Meilleur vendeur :

— 2Frères — Nous autres
— Céline Dion — Encore un soir
— Daniel Bélanger — Paloma
— Harmonium — L’Heptade XL (Remastered)
— Mario Pelchat et les prêtres — Agnus Dei

Album de l’année — Musique du monde :

— Afrikana Soul Sister — Afrikana Soul Sister
— Artistes Variés — Plante : La bibliothèque-interdite
— Briga — Femme
— Roberto Lopez — Criollo Electrik
— Samito— Samito

Album de l’année — Musique du monde :

— Afrikana Soul Sister — Afrikana Soul Sister
— Artistes Variés — Plante : La bibliothèque-interdite
— Briga — Femme
— Roberto Lopez — Criollo Electrik
— Samito— Samito

Album de l’année — Réinterprétation :

— Alexandre Désilets — Windigo
— Artistes Variés — La Voix 5
— Guylaine Tanguay — Classique Country
— Mario Pelchat et les prêtres — Agnus Dei
— Safia Nolin — Reprises, Vol.1

Album de l’année — Rock:

— Caravane — Fuego
— Chocolat — Rencontrer Looloo
— Gazoline — Brûlerensemble
— Les Dales Hawerchuk — Désavantage Numérique
— Les Taverneux — Mort de rire

Album de l’année — Traditionnel:

— Bon débarras — En panne de silence
— Galant, Tu perds ton temps — Nous irons danser
— La famille Soucy — Rouge & noir
— Maz — ID
— Yves Lambert Trio — Laissez courrir les chiens

Album ou DVD de l’année — Humour:

— François Bellefeuille — François Bellefeuille
— Jean-Marc Parent — Événement JMP Vol.2 (2011-2013)
— Les Appendices — Chanson de la saison 9, qui sont moins longues à écouter que lire le titre de l’album
— Rachid Badouri— Rechargé
— Stéphane Rousseau — Un peu princesse

Album ou DVD de l’année — Jeunesse:

— Ari Cui Cui — Le Noël d’Ari Cui Cui
— Artistes Variés — Les fleurs de pinotte
— Atlas Géocircus — Le monde est petit
— Elisabeth Cossette — Pyjama party
— Pepe & Colori — Pepe & Colori

h4>Artiste québécois de l’année s’étant le plus illustré hors Québec

— Charles Richard-Hamelin
— Coeur de Pirate
— Klô Pelgag
— Leonard Cohen
— Peter Peter

Spectacle de l’année — Anglophone:

— Bobby Bazini — Summer is Gone
— Charlotte Cardin — Big Boy
— Half Moon Run — Sun Leads Me On
— Lisa Leblanc — Why You Wanna Leave, Runaway Queen?
— Matt Holubowski — Solitudes

Spectacle de l’année — Humour:

— Alexandre Barette — Imparfait
— Fabien Cloutier — Assume
— Mariana Mazza — Femme ta gueule
— Pierre Hébert — Le goût du risque
— Simon Leblanc — Tout court

Vidéo de l’année

— Alaclair Ensemble — Ça que c’tait
— Avec pas d’casque — Derviches tourneurs
— Chocolat — Ah ouin
— Fred Fortin — Oiseau
— Manu Militari — Peace & Love
— Safia Nolin — Technicolor

Mutek 2017 : Soirée du 23 août

Mutek / Trung

Mon jour 2 commençait avec Inter_Connect London à la SAT avec deux Montréalais et trois Britanniques au programme. La soirée s’annonçait riche en palettes sonores avec des instruments inventés ou augmentés, et mettant à l’avant la relation entre la matière première et le geste.

Alexis Langevin-Tétrault (Alexeï Kawolski, QUADr, BetaFeed) ouvrait la soirée avec Interférences (String Network), un instrument à cordes fait à partir d’un cadre et de câbles élastiques réagissant aux tensions et détentes. La performance était instinctive, presque sauvage, et faisait rugir l’instrument comme une harpe futuriste noise.

Mutek / Trung

Graham Dunning suivait rapidement avec un DJ set très particulier durant lequel l’expérimentation sur platines, cassettes et machines modifiées produisaient un techno pas si loin d’un rave. Son tourne-disque « augmenté » permettait d’empiler jusqu’à six vinyles, six pistes desquelles il pouvait activer les mécanismes de jeu et modifier leurs propriétés en temps réel. Le côté imprévisible de son installation rendait sa performance amusante, à l’observer se déplacer rapidement de gauche à droite pour ajuster minutieusement chaque petit détail technique.

Mutek / Trung

Myriam Bleau était de retour avec une version approfondie de Soft Revolvers, que j’avais vu une première fois au festival AKOUSMA. La performance renouvelait le coup de cœur avec ses quatre grandes toupies musicales manipulées circulairement pour faire jouer des échantillons de techno, de hip-hop et d’éléments électros, et ce qui m’a semblé être des citations d’un certain politicien. La magie s’opère dans la façon d’utiliser les gyroscopes et les accéléromètres, créant des grooves surprenants entre les passages épurés et saturés.

Mutek / Trung

Le duo expérimental Sculpture, formé de Dan Hayhurst et Reuben Sutherland, nous a fait passé du noir et blanc à la palette de couleurs psychédéliques et une trame sonore presque aussi éclatée. L’installation visuelle était constituée d’une table tournante montée d’une caméra vidéo placée à la verticale, de sorte que l’image capte la surface tournante, donnant un effet zootropique rappelant Muybridge. La quantité de motifs et la vitesse à laquelle ceux-ci se succédaient à l’écran étaient hallucinantes, littéralement.

Mutek / Trung

Sensate Focus, projet du britannique Mark Fell (SND), terminait la soirée avec un set de house déconstruit teinté de techno et de glitch. Ça passait du dansant au non dansant, avec des grooves parfois funk ou disco, et un contraste appréciable entre la matière synthétique et l’interprétation soul.

Pendant ce temps, Nocturne 2 se déroulait au Métropolis avec Daphni, projet de Dan Snaith (Caribou, Manitoba) qui proposait un DJ set rallongé de six heures (!) ancré dans du gros house. Snaith n’hésitait pas à virer old school de temps en temps et tomber dans des rythmes afrobeat à rendre le public fou de joie. Partyyy!!! (veux-tu des chips?)

Critique : Grizzly Bear – Painted Ruins

En cette période sociopolitique trouble dans laquelle les vieilles idéologies que l’on croyait mortes et enterrées refont surface, nous rappelant que l’être humain est une bébitte qui évolue à pas de tortue, il fait bon de se réfugier dans l’art, particulièrement dans la musique. Certains préfèrent évacuer leur rage et leur impuissance en prêtant l’oreille à une musique agressive. Je fais très souvent ce choix. D’autre part, j’aime aussi me calmer le pompon avec une musique plus apaisante. Bref, j’oscille entre ces deux pôles sans problème. Et Grizzly Bear fait partie de ces artistes qui élèvent mon esprit.

En 2012, après un Veckatimest (2009) salué par la critique, Ed Droste, Daniel Rossen, Chris Taylor et Christopher Bear revenaient à la charge avec le sublime Shields : l’album de la consécration pour Grizzly Bear. Après un hiatus de cinq ans, le quatuor proposait la semaine dernière son 5e album en carrière intitulé judicieusement Painted Ruins. Pendant cette longue pause, le meneur de la formation, Ed Droste, s’est impliqué dans l’arène politique américaine en militant activement contre l’élection de celui qui ne vaut plus la peine que l’on nomme son nom. Déçu par le résultat de ce suffrage, Droste a publié par la suite de nombreuses photos de voyage sur son compte Instagram; une noble façon de digérer la pilule.

Et c’est entre ces deux extrémités que flotte ce Painted Ruins. Si le propos est souvent désillusionné, quant à l’état lamentable de notre planète, la musique demeure toujours aussi tortueuse, mais vogue dorénavant vers une mer plus tranquille, comme si le groupe voulait insuffler un peu de beauté à un monde qui en a cruellement besoin. Tout en étant parfaitement lucide, Grizzly Bear cherche à détourner l’attention vers quelque chose de plus solennel.

Ça donne une création sagement prog-rock, où les influences de Radiohead sont toujours aussi présentes, où les mélodies sinueuses captent l’attention au moment opportun, où les moments « focalisés » et rassembleurs en côtoient d’autres, plus hermétiques. Du Grizzly Bear tout craché ! Sans atteindre les standards établis par les deux albums précédents, Painted Ruins est encore à la hauteur de la réputation enviable que s’est forgée le groupe.

Musicalement, c’est toujours aussi impeccable. Les mêmes ingrédients gagnants se mélangent en parfaite symbiose : une réalisation subtilement vernie, des arrangements raffinés d’un goût indiscutable et une exécution sans défaut qui ne tombe jamais dans la virtuosité inutile. Seul bémol au tableau ? Le disque ne contient pas de chansons immédiates comme Yet Again, superbe morceau paru sur Shields. Néanmoins, si vous êtes persévérants, vous serez récompensés à chacune des écoutes par cette petite mélodie passée inaperçue ou par ce magnifique « hook » de guitare arpégée… comme d’habitude.

Painted Ruins est un disque qui s’écoute du début à la fin sans interruption, mais quelques pièces, à elles seules, valent le détour : le petit penchant « électro-lounge » de Wasted Acres, l’extrait Mourning Sound, le rock « radiohead-esque » Aquarian et la toute aussi étrange qu’émouvante Glass Hillside, entre autres. Et Systole prend aux tripes par son côté vaporeux.

Même si l’évolution de l’identité sonore suggérée par la formation est quasi inexistante (certains fans pourraient même rester sur leur appétit) peu de groupes classés « indie rock » sont en mesure de concevoir une musique aussi recherchée tout en conservant un je-ne-sais-quoi de pop. Bref, impossible de se tromper avec Grizzly Bear !

Ma note: 8/10

Grizzly Bear
Painted Ruins
RCA Records
48 minutes

http://grizzly-bear.net/

Top 6 des chansons sur l’argent

« Making it rain » est probablement une des phrases les plus clichées de l’histoire des paroles de chansons. Choisissez n’importe quelle chanson de rap ou de R & B de ces dernières décennies et vous pourrez être sûrs de la trouver au moins une fois. Les rappeurs et les chanteurs parlent d’argent et essentiellement comment en faire plus et tout envoyer en l’air (sur quelqu’un ou sur quelque chose). Voici le Top 6 des chansons qui parle de faire, perdre, posséder ou dépenser son argent.

1. Dire Straits – Money for Nothing

Le fait que cette chanson soit sortie dans les années 80 montre bien que le thème de l’argent ne date pas d’hier. Dire Straits ne s’attendait pas à ce que cet album ait autant de succès. Pourtant il a été dans le Top US en 1985 et leur CD a été vendu à des millions d’exemplaires.

2. Barrett Strong – Money, that’s what I want

Barret Strong a résumé le désir de la plupart d’entre nous en seulement 5 mots. En plus du fait d’avoir été le premier hit sorti en 1960 par la compagnie de disques américaine Motown, il a également été repris par les légendaires Beatles quelques années plus tard. La chanson de Strong apparait dans la liste des 500 meilleures chansons de tous les temps selon les Rolling Stones.

3. Aloe Blacc – I Need A Dollar

Il est quasiment impossible de ne pas ressentir de l’empathie à l’égard d’Aloe Blacc qui manque cruellement d’argent dans cette chanson. Et spécialement, car elle est sortie en 2007 lorsque la crise financière touchait le monde entier. Cet hymne a fait le tour du monde et il est même devenue en 2010 le générique de la série How to Make It in America (Comment réussir en Amérique).

4. Donna Summer – She Works Hard For The Money

Donna Summer a écrit sa chanson post-rupture en parlant du fait de travailler dur et de se sacrifier, se tuer à la tâche. Les paroles ont été inspirées par une femme de ménage d’un restaurant de Los Angeles que Donna Summer avait rencontré. En guise de remerciement pour l’inspiration et la force de cette femme, Donna l’a fait apparaitre au dos de son album. C’est presque aussi bien que de gagner à la loterie.

5. M.I.A. – Paper Planes

L’artiste anglaise M.I.A a marqué les esprits avec cette chanson de 2007 et a fait son bout de chemin jusqu’au Top du Hit-Parade. M.I.A a déclaré que sa chanson reflétait la vision faussée de la société sur les immigrants et l’obsession de l’Amérique pour l’argent. Les coups de feu de cette chanson viennent de « Straight to hell » de The Clash (1982).

6. Pet Shop Boys – Opportunities (Let’s Make Lots of Money)

Le single des Pet Shop Boys « Opportunities » est un mystère qui a été de nombreuses fois analyse. La chanson a en effet connu un flop lors de sa première diffusion en 1985 et a écopé de la 116e place au classement du Hit-Parade. Le groupe a décidé de la relancer un an plus tard, et a connu un énorme succès.
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La plupart de ses 6 chansons parlent du fait de se démener pour faire de l’argent et penser à comment devenir riches plutôt que de jeter l’argent par les fenêtres. Car les chansons les plus célèbres sont en fait celles où les auditeurs peuvent s’identifier et Monsieur-tout-le-monde ne dort pas sur un matelas rempli de billets de banque.

* Cet article a été réalisé en collaboration avec Digital Content Zone.