Les EP à LP Archives - Page 2 sur 12 - Le Canal Auditif

Les 20 meilleurs EP de 2016 selon LP Labrèche

20. Dear Denizen – Now Here

Paru en toute fin d’année, le groupe mené par Ngabonziza Kiroko a pondu un Ep où le soul détient une place de choix. Si Mumford and Sons ne faisait pas de la musique plate, ça se rapprocherait de ce qu’on trouve sur Now Here. Ça élève l’âme avec des refrains fédérateurs et puissants et évite tous les pièges du convenu.


 
 

19. Cri – Tell Here

Les années passent et la scène électro montréalaise se développe de belle manière. Cri est un exemple de ce qu’on peut offrir dans l’électro sensuel avec des touches de R&B et de pop. Tell Her est son EP le plus achevé et surtout une œuvre à la fois dansante, mélodieuse, intelligente et bien tissée. Je m’attends à ce qu’il soit un gros nom planétaire dans les 3 prochaines années à l’instar de Kaytranada.


 
 

18. Thomas Monica – Delta mystique

Thomas Monica piquait ma curiosité lorsqu’il avait fait paraître son premier EP, mais Delta mystique affirme son talent indéniable. On y trouve de la pièce pop-rock bien composé avec des refrains mélodieux à souhait. Le français nous offre 15 minutes de plaisir qu’on espère bientôt pouvoir convertir en un album complet. Il serait temps!


 
 

17. Loïc April – Div/sion

L’ex-Protofiev a lancé en janvier dernier un premier EP en solo. Les trois chansons de Div/sion sont toutes excellentes. Vous pouvez vous attendre à un mélange de punk mélodieux à la Weezer, de post-punk inventif et de textes bien écrits. La lourde et mélancolique Nos mémoires, la bruyante Fantôme et la dynamique Ne rien faire sont délicieuses.


 
 

16. On a créé un monstre – Théâtre des catastrophes

La bande d’OACUM fait généralement dans la musique à la distorsion bien présente. Voilà qu’ils ont décidé d’aller dans une nouvelle direction qui leur sied très bien. Ils ont laissé de côté la distorsion pour inclure plus de pianos et laisser libre cours à leur don pour la mélodie efficace. C’est surprenant et totalement réussi particulièrement sur Par-dessus bord et Kaléidoscope.


 
 

15. Bronswick – Chassés-croisés

Catherine et Bertrand font de la chanson en français de qualité. Signée chez Lisbon Lux (Le Couleur, Paupière), la paire offre de la musique électro de qualité avec de très belles mélodies efficaces. La vaporeuse Un degré de séparation fait partie des meilleurs moments d’un EP qui flatte gentiment les tympans. Insomnie fait aussi belle figure avec ses basses plus lourdes et sa trame dynamique.


 
 

14. Solids – Else

Solids nous est revenu cette année avec un EP des plus lourd, bruyant, mélancolique et mélodieux. Bref, tout ce qui m’a toujours plus chez le duo montréalais. Plus gras que jamais, Else nous propose quatre nouveaux titres qui valent le détour. La délicieuse Blank Stare, la lourde et dissonante Wait It Out ainsi que l’entraînante Blurs vous feront passer d’excellents moments.


 
 

13. Abakos – New Constellation

Le duo de Pierre Kwenders et Ngabonziza Kiroko (Dear Denizen) a fait paraître un premier EP cet automne. Leur projet est à la fois hyper mélodieux, aventureux dans ses trames électroniques audacieuses et leur petit côté politique. Il y a quelque chose de sombre qui habite la paire et qui se transforme en pépite d’art lorsqu’exprimé à travers la musique.


 
 

12. Navet Confit – EP 7

Notre légume mariné préféré a fait plusieurs projets marquants cette année dont son Minneapolis Normcore Karaoke Mixtape. Parmi ceux-ci se trouve l’EP 7 qui en plus d’inclure la chanson Ton Voyage tiré de son LOL, compte sur 4 chansons qui n’ont pas fait l’album. C’est parfois mélancolique à souhait et beau, surtout sur Triangles et parfois fuzzé à souhait sur Vers la mer ou vers le ciel.


 
 

11. Baby In Vain – For The Kids EP

Baby In Vain est en voie de devenir l’export le plus intéressant du Danemark loin devant Lars Eller. Le trio tout féminin affectionne particulièrement la lourdeur et les guitares à la distorsion chaude et enveloppante. La Brute du Rock salive chaque fois que l’EP s’entame et arrête de déverser sa bave sur le sol lors des dernières notes de Worthwhile. Ce n’est pas peu dire.


 
 

10. Le Husky – Échec éros

Ça faisait très longtemps que Yannick Duguay ne nous avait pas livré de la nouvelle musique. Sa dernière parution datait de 2010 avec La Fuite. Heureusement, nous avons eu droit à l’excellent EP Échec éros cette année. De la sublime Dans la neige à l’entraînante et groovy Les chiens, l’auteur-compositeur-interprète démontre qu’il n’a pas perdu la main pour deux sous.


 
 

9. Vince Staples – Prima Donna EP

Vince Staples avait fait belle figue avec l’album Summertime ’06 et le jeune rappeur en a remis cette année avec ce mini-album de sept titres. Prima Donna est un peu plus expérimental que son travail précédent et frappe dans le mile à plusieurs reprises. La chanson-titre, une collaboration avec A$AP Rocky, est particulièrement réussi avec ses rimes qui rentrent à la vitesse d’un TGV et son refrain surprenant.


 
 

8. Laura Babin – Water Buffalo

Après deux ans et demi de silence, Laura Babin est revenue avec un excellent EP de quatre titres en novembre dernier. La pièce maîtresse, la chanson-titre, offre de moments sublimes de montée musicale. La jeune musicienne offre une interprétation plus solide que jamais et crée des ambiances efficaces qui se perdent souvent dans la réverbération et les atmosphères riches.


 
 

7. Charlotte Cardin – Big Boy Ep

Je pense qu’on peut dire honnêtement que l’année 2016 a été marquée par Charlotte Cardin qui a fait sa place dans le milieu musical. À coup de trames sensuelles et de pièces mélodieuses, elle a charmé les mélomanes avides de pop qui flirte avec le jazz, le blues et le R&B. Like It Doesn’t Hurt, une collaboration avec Husser (The Posterz) et Les échardes brillent particulièrement sur ce mini-album délicieux d’un bout à l’autre.


 
 

6. Trevor Sensor – Texas Girls and Jesus Christ

Trevor Sensor a fait paraître deux EP cette année. Concentrons-nous sur le premier. Sa voix unique qui rappelle vaguement Bob Dylan et son jeu de guitare folk dynamique vaut vraiment le détour. Voilà un jeune musicien de qui nous allons entendre parler dans les prochaines années. Il possède une âme et sait la manière de l’injecter à ses chansons.


 
 

5. Rosie Valland – Nord-Est

Rosie Valland a surpris un peu tout le monde en faisant paraître un EP en mars dernier, peu de temps après la sortie de son album. La jeune femme s’est dirigée dans une nouvelle direction musicale tout en collaborant avec les mêmes musiciens : Jesse Mac Cormack, les frères Levac (Pandaléon) et Anaïs Constantin. La mélodieuse Concession, la rythmée L’isle et la poignante chanson-titre vous feront passer un beau moment.


 
 

4. Le Monde dans le feu – Le Miracle de la météo

Il se fait peu d’aussi beaux projets qui mettent de l’avant le mot et la poésie francophone que le duo dynamique du Monde dans le feu. Benoît Poirier (Jesuslesfilles) s’est donné sur ce nouvel EP qui file plus vite que la lumière. Rerepas Repupu et Source de vie sont d’excellents moments musicaux.


 
 

3. Jesse Mac Cormack – After The Glow

On va être honnête, j’attends juste le moment où Jesse Mac Cormack va exploser et que tout le monde va se rendre compte de son talent. Ce jour-là où il ne traînera plus dans les bars de Montréal. Ça arrivera, parce qu’After The Glow est une autre preuve de son immense talent de créateur de chansons. La poignante Repeat, la nuancée et touchante Addict et la surprenante Never Enough vous feront passer de beaux moments.


 
 

2. Lydia Képinski – EP

Lydia Képinski sait se débrouiller avec les mots et sur son premier EP, elle montre l’étendue de son talent. La poésie magnifique d’Andromaque accumule les couches plus vite qu’à tes neuf ans quand tu voulais sortir jouer par journée de grand froid et que ta maman s’assurait que tu ne gèles pas. M’attends-tu nous plonge dans une intimité quasi gênante et Apprendre à mentir nous colle dans les neurones.


 
 

1. La Bronze – Rois de nous

De loin l’EP que j’ai le plus écouté cette année, Nadia Essadiqi a offert un EP d’électro plus sobre et ça marche à la planche. Rois de nous, c’est une collection parfaite de chansons qui commence par la pièce-titre toute en montée magnifique, qui comprend sa reprise magnifique de Formidable de Stromae et qui compte sur la sensuelle et mélodieuse Monarque.

Les EP de décembre 2016

DEAR DENIZEN – NOW HERE

Le projet de Ngabonziza Kiroko a le vent dans les voiles depuis un bon bout maintenant. Le chanteur aussi membre d’Abakos injecte une bonne dose de soul dans tout ce qu’il fait. Now Here ne fait pas exception à la règle. Que ce soit avec la rock Wanderlust ou encore avec la poignante Every Dream Is A Good Dream, il chante avec justesse et nuance. Stones In My Bed fait aussi belle figure avec son émouvante trame de piano très simple sur laquelle la voix du Montréalais frappe directement dans le cœur.


 
 

EQUINOX – ENDEAVOUR

Le producteur montréalais Equinox lançait en fin novembre son troisième EP. Il produit des trames qui sont dansantes et qui tournent autour de l’utilisation des synthétiseurs. Sur ces trames, le musicien du nom de Mathieu Magny chante aussi des mélodies vocales efficaces qui ne sont pas sans rappeler ce que fait Alex Nevsky. Musicalement, par contre, c’est très différent. Chacune de ses chansons possède un petit côté atmosphérique et léger comme le démontre habilement la sublime Gold. Fire démontre pour sa part à quel point il est doué pour créer des trames subtiles et intelligentes.


 
 

THOMAS MONICA – DELTA MYSTIQUE

On vous avait parlé de son premier EP paru en juillet 2014. Ce jeune compositeur français est un protégé de Mathieu Chédid (M). Sur Delta Mystique, on comprend d’autant plus leurs atomes crochus. Dès les premières notes d’Au-delà, les guitares sont à l’honneur. Le mépris montre un côté plus intime du Français alors Perséphone possède des petites influences gospel dans les claviers. C’est très réussi pour ce deuxième mini-album et ça mérite que vous lui donniez quelques écoutes.


 
 

DEEP FRYER – DEEP FRYER

Deep Fryer est un groupe à l’agressivité proéminente originaire du Nouveau-Brunswick. La formation compte parmi ses rangs Jean-Étienne Sheehy qui est un critique de musique bien connu dans le milieu. Plutôt qu’avec ses mots, c’est avec sa guitare qu’il s’exprime cette fois-ci… et il n’a pas l’air content. On ne peut pas en dire autant de Mike Erb qui gueule comme un défoncé à travers les quatre chansons de ce premier EP, ma foi, très satisfaisant! Pour l’amoureux de punk qui défile à toute vitesse avec une bonne dose de dynamisme, Deep Fryer est là pour te frire les tympans.


 
 

VYPERS – DEFECTO JET

Vypers est une formation de rock psychédélique fuzzé au max qui tire ses influences de la Californie. On y retrouve du Ty Segall, du Fuzz et du Thee Oh Sees. Par contre, le groupe torontois trouve tout de même le moyen de l’approcher différemment. C’est un peu plus thrash et agressif que les noms précédemment nommés. La chanson titre rentre au poste tout comme Fuckface qui possède une bonne mélodie. On a affaire ici à une jeune formation qui semble très prometteuse.
 
 

 
 

TOY – SPELLBOUND

Pendant l’enregistrement de Clear Shot, la formation TOY s’est retrouvée avec quelques chansons de trop. Ils ont d’abord fait paraître la collection de quatre titres en bonus d’achat en Angleterre avant de lui offrir une sortie en bonne et due forme. On y retrouve la continuité des pièces de l’album paru au mois d’octobre. Un ajout idéal pour le fan du groupe ou peut-être une belle découverte pour le néophyte.


 
 

LADY LAMB – TENDER WARRIORS CLUB

Lady Lamb avait fait paraître le très intéressant After en 2015. La jeune Américaine refait surface avec un nouvel EP de sept titres. On la retrouve toujours aussi inventive dans ses compositions, toujours aussi poignante dans ses interprétations et c’est pour notre plus grand plaisir auditif. La touchante Heaven Bent, la rythmée See You et la typique et théâtrale We Are Nobody Else sont toutes des bonnes raisons de tendre une oreille à cet excellent EP.


 
 

MIMO – BITTERSWEET

La Montréalaise Mimo fait dans la pop avec des influences venant du R&B, du jazz et d’Amy Winehouse en général. La jeune femme possède une approche intéressante et certaines compositions qui valent le détour. La décharnée The Rocks nous offre de beaux moments alors que The Joker possède une mélodie accrocheuse. Musicalement, ce n’est pas tout à fait à maturité et par moment c’est la réalisation qui lui joue des tours, mais c’est très prometteur.
 
 

 
 

ORANGE GECKO – EP

Orange Gecko est un nouveau venu sur la scène montréalaise. Le groupe mené par les voix de Noémie Lafortune et Morgane Asselin-Duguay patauge dans le jazz/pop/indie-rock mélangé dans un sympathique touski d’influences où le groove occupe une place importante. Ces premières compositions de la jeune formation sont intéressantes et possèdent une insouciance charmante à souhait. Un autre groupe qu’on aura à l’œil dans les prochains mois/années.
 
 

 
 

SEX MACHINE OCTOPUS – FISH IN THE SEA EP

Sex Machine Octopus a lancé un premier EP au début du mois de novembre. Ils font dans un blues rock qui évite les pièges convenus qui polluent souvent ces groupes. Oubliez les influences boboches des Black Keys et les guitaristes qui ont trop écouté Slash jouer. Intro est une chanson en soit et offre de beaux moments de rock intéressants alors que Colors fait parfois penser à des mélodies vocales qu’on trouve chez Fire/Works. Le résultat est bien intrigant. On a hâte d’en entendre plus.

Les EP de novembre 2016

LYDIA KÉPINSKI – EP

Lydia KépinskiÇa fait un petit bout de temps qu’on a Lydia Képinski sur notre radar. La jeune femme faisait paraître cette semaine son premier EP. Elle écrit très bien et s’inscrit dans la longue tradition de la chanson française. Le mini-album a été réalisé par Blaise Borboën-Léonard (Hôtel Morphée, Queen Ka et Unexpect). La mélancolie occupe une place de choix sur M’attends-tu alors qu’Apprendre à mentir est plus dynamique à défaut d’être plus heureuse. On aime.
 
 


 

LAURA BABIN – WATER BUFFALO

Laura Babin Laura Babin avait fait paraître Tranquillement en 2014 qu’on avait bien apprécié au Canal. Deux ans plus tard, elle nous revient avec de nouvelles compositions beaucoup plus matures et étoffées. Entourée des capables David Dupaul à la basse et Francis Ledoux (Jesse Mac Cormack, Fire/Works) à la batterie, elle nous présente des pièces qui ont de la personnalité. L’excellente Water Buffalo et la mélodieuse La couleur sont particulièrement percutantes.


 

VICTIME – MON VR DE RÊVE

VictimeVictime est une nouvelle formation de Québec qui compte dans ses rangs Laurence Gauthier-Brown qui a accompagné Ponctuation sur scène dans les derniers deux ans. Son nouveau trio est complété par Samuel Gougoux et Simon Provencher. Les trois jeunes musiciens nous envoient un percutant EP punk et marginal par la tête. C’est grinçant, agressif et tout de même assez mélodieux pour qu’on reste accroché.
 
 


 

THE POSTERZ – BORED IN CANADA

The PosterzLa formation de hip-hop montréalaise s’est inspiré de Boards of Canada pour créer son plus récent EP. Le trio se lance dans une expérimentation où le rap et les essais musicaux sont intimement liés. Ce n’est pas toujours parfait, mais il faut avoir du cran pour se lancer dans une aventure aussi folle. Ça ne les empêche pas de nous envoyer plusieurs moments puissants dans les oreilles. Je pense, entre autres, à la prose rapide sur Bored ou encore l’atmosphère éthérée de In.
 
 


 

ATSUKO CHIBA – THE MEMORY EMPIRE

Atsuko Chiba fait dans le rock progressif expérimental selon leurs propres dires. Il y a des compositions inspirés des meilleures années de Rage Against The Machine, une section rythmique qui s’inspire de Shellac et beaucoup de chansons plaisantes pour les oreilles. Ce sont de très bons musiciens et sur The Memory Empire, ils font l’étalage de ce dont ils sont capables. Trois chansons qui frisent la demi-heure de durée. C’est tout à fait délicieux.
 
 


 

AUTRUCHE – FERME LES RIDEAUX, JE SUIS EN FESSES

autrucheAutruche, c’est un groupe de rock garage assez à côté de la track. Mettons que dans le champ gauche, ils sont quasiment rendus à la clôture qui délimite le territoire. Sur ce nouvel EP de trois chansons, ils se gâtent en accords surprenants, en mélodies indie-rock et en riffs de guitare délicieux. La chanson Fister un punk est particulièrement réussie alors que Caresse-moi stp est touchante et mélancolique à souhait.
 
 


 

CARAPACE – VERT-DE-GRIS

crapaceCarapace est originaire de Rivière Héva. Là, je t’entends me dire : c’est où ça? C’est en Abitibi-Témiscamingue quelque part entre Malartic et Rouyn-Noranda. Puis Carapace, ça sonne en ti-péché. Ça rentre au poste avec une agressivité et une franchise peu ordinaire. Si on fait abstraction d’App t, qui est un enregistrement d’une blague jouée à un ami et qui est seulement drôle si tu connais ladite personne, le reste de Vert-de-gris est succulent. Vicky Neveu ne donne pas sa place derrière le micro alors que les guitares sont bruyantes et fuzzées. Ça vaut le détour.
 
 


 

KARIM OUELLET – AIKIDO

karim-ouellet-akidoKarim a connu une année assez occupée avec la parution de son troisième album : Trente. Voici que le musicien de Québec, lance un EP gratuit. Celui-ci a été fait de manière plus individuelle puisqu’il a tout fait par lui-même. Il n’a fait appel qu’à Thomas Lapointe pour le mixage et le matriçage. C’est plus simple et c’est très efficace. On retrouve un Ouellet plus brut qui sait toujours créer de magnifiques mélodies. Ça marche.

MYRIAM FOURNIER – LA FILLE À RAYMOND

myriam-fournierMyriam Fournier lançait ce mois-ci son premier EP intitulé La Fille à Raymond. Comédienne plus que capable, elle nous démontre maintenant qu’elle sait aussi manier la guitare. Elle n’en est pas à ses premières expériences avec la musique puisqu’elle fait partie des Marjos, groupe parodique qui fait des versions a capella des chansons de la Marjo nationale. On découvre une jeune femme qui mélange influence country et folk en simplicité qui n’est pas sans rappeler les Sœurs Boulay. C’est bien réussi dans l’ensemble et ça va faire plaisir au cowboy en toi.
 
 


 

DEAR CRIMINALS – LIVE (AVEC LE CHŒUR JFP)

dear-criminalsDear Criminals c’est un groupe qui aime les défis. Après un spectacle en 3D lors du dernier FME, voici que le trio lance un EP live avec le chœur de l’école secondaire Joseph-François Papineau. D’ailleurs, la moitié des fonds amassés grâce à la vente de l’album ira à la fondation JFP. Je ne vous casserai pas les oreilles avec l’importance d’encourager les adolescents qui sentent l’appel de la musique. Mais oui, on pense que c’est essentiel. Non seulement tu soutiens une bonne cause, mais en plus, t’as un magnifique EP qui te fera dresser le poil quelques fois sur les bras.
 
 


 

Les EP d’octobre 2016

MARCIE – MONTRÉAL EST EN CENDRES

marcie-montreal-est-en-cendresMarcie avait fait paraître son album homonyme en 2013. Depuis, la jeune femme a été passablement occupée, enchaînant les tournées au Québec et en Europe. Elle a fait la première partie de Mickey 3d, pas plus tard qu’en septembre. Sa chanson française est limpide, mélancolique et mélodieuse. Montréal est en cendres a été co-réalisé par Dany Placard et Louis-Philippe Gingras. La bande a fait un beau travail et ce mini-album arrive pile-poil pour le temps frisquet de l’automne.

VAN CARTON – LA SAISON

a3217959692_10Van Carton est le projet solo de Guillaume Monette qui s’est fait un nom en tant que membre de 3 gars su’l sofa. On est dans un tout autre registre avec ce nouveau projet. Oubliez les chansons légères empreintes d’une joie de vivre contagieuse. Cette fois-ci, on est plongé dans un univers beaucoup plus complexe, musicalement plus mélancolique. Son indie rock possède de beaux atours comme le démontre la mélodieuse Chien Blanc ou encore l’intéressante et tripative Au nom d’une femme. Ça vaut le détour.

BASECAMP – IN STONE

500x500Basecamp est l’union de trois producteurs américains. On y retrouve Aaron Miller, Aaron C. Harmon et Jordan Reyes. Ensemble, ils créent un électro assez sobre qui mélange les influences venues du R&B, de la pop et de l’indie rock. Le trio n’hésite pas à surprendre l’auditeur avec des détours inusités, intéressants et franchement mélodieux. The Hunter fait très belle figure, mais c’est la chanson titre qui vole la vedette avec sa trame nuancée et sa mélodie intoxicante. Si vous aimez l’électro-pop qui sort des sentiers battus, Basecamp risque de vous séduire à la première écoute.

SLEAFORD MODS – T.C.R

5dfa2dd3-9838-4da6-b8c7-4b6407274be0_04e88379-5311-4444-b75f-590757e4516a_grandeLe rock prolétaire a toujours fonctionné très bien en Angleterre. Sleaford Mods est un groupe qui s’inscrit dans cette mouvance avec son rock minimaliste et abrasif. Le duo nous arrive avec un nouvel EP qui fait suite à la sortie de Key Markets en 2015. Les textes sont toujours aussi critique de la classe politique et de l’austérité qui prévaut en ce moment. Avec sa musique répétitive, le groupe crée des trames qui sont quasi hypnotiques alors qu’ils crachent son fiel au micro.

DES ÉBAUCHES – PREMIÈRE IMPRESSION

a2931471112_10La dernière sortie du groupe indie rock montréalais Des ébauches date de 2014 avec Le Prisme des éclats. Voici que la formation revient avec un nouvel EP de cinq chansons qui offre plusieurs moments intéressants. Des spasmes de rock sur la chanson-titre aux moments de surenchère sonore sur La vie qui paie, c’est bien plaisant pour les tympans. La formation a fait appel à Éric Goulet pour la réalisation de ce mini-album et à l’écoute, on ne peut que reconnaître son excellent travail sur première impression.
 
 


 

BALMORAL – VERTIGE EP

a2724337218_10Balmoral est le projet de Marc-André Beaudoin, membre des groupes Rose Fargo, Palais et Corail Parc. Celui-ci a fait paraître de nombreux titres sous son pseudonyme solo. Solo, mais pas seul. Il compte sur l’apport de Laurence Giroux-Do (Le Couleur) à la voix et de Jean-Sébastien Brault-Labbé (Samuele) à la batterie. Le résultat est quatre chansons de folk rock assez mélodieuses qui tournent autour du thème de l’amour, du désir et des vertiges que les relations amoureuses peuvent entraîner. C’est assez plaisant pour les oreilles, particulièrement la chanson titre.
 
 


 

FRACTION – PLANÈTE HUMAINE

a1457191272_10Fraction est le pseudonyme d’Éric Raynaud qui a notamment été guitariste pour la formation Mary Lake dans les années 90. Aujourd’hui, le musicien concentre son attention sur l’exploration auditive électronique. Ses trames sont souvent très chargées et relativement mélodieuses pour les essais qu’il fait. D’ailleurs, la plupart de ceux-ci sont très concluants. La distorsionnée et inquiétante Fibre [5719] et l’atmosphérique et nuancée Noed Deux montrent la polyvalence dont il fait preuve sur Planète Humaine.

VAGUE STATION – PLAN INITIAL

a0031354150_10Dans l’antre du Pantoum, il se passe bien des choses intéressantes. Vague Station est l’une de celles-là. Le projet solo d’Antoine Provencher mérite qu’on s’y attarde. C’est très mélancolique et assez sobre musicalement. On y retrouve des similitudes à Philémon Cimon vocalement alors que musicalement c’est un peu plus nerveux. Mais juste un peu. C’est quand même assez posé. Provencher semble encore chercher exactement sa voie, mais en attendant, ses essais sont très intéressants. Ce sera un artiste à surveiller dans les prochaines années.
 
 


 

TAUR – OATHBREAKER

taur-oathbreakerTaur est le projet musical du français Mathieu Artu. Celui-ci faisait paraître à la mi-octobre son deuxième EP: Oathbreaker. Ses productions sont très réussies et mélange habilement des expériences sonores avec de la mélodie pop très efficace. Artu pond une pop rythmée et contagieuse sur le nouvel album comme le démontrent éloquemment la mélancolique Like Everyone Else et l’entraînante Home. Ce qui est bien avec Taur c’est qu’on a droit à une pop non convenue qui garde tout de même son côté rassembleur.

SCARE – FLESHED OUT

a1871347211_10Scare est une formation de Québec qui déchire pas mal. Si tu cherches du punk qui mélange le screamo et qui parfois se lance dans des riffs plus lourds, tu es à la bonne place. On peut y voir certaines similitudes avec les débuts d’Alexisonfire, mais c’est plus gras que le band de Toronto. Lil Jon Vs Satan qui ouvre la galette donne un bon aperçu en plus d’être très convaincante. La chanson titre est, quant à elle, plus lourde et lente tout en gardant cette hargne qui caractérise le son du groupe.
 
 


 

Les EP de septembre 2016

JESSE MAC CORMACK – AFTER THE GLOW

qsm-jesse-mac-cormackLe Montréalais Jesse Mac Cormack fait paraître son troisième maxi intitulé After The Glow. On retrouve celui qui nous avait déjà charmés avec le mini-album Crush il y a deux ans. On sent vraiment que Mac Cormack est tranquillement en train d’affiner son approche. Un peu comme un bon vin, le jus de raisin y était, mais au fur et à mesure qu’il vieillit en barrique, on découvre de nouvelles saveurs et celles déjà présentes sont exacerbées. Si vous ne connaissez pas encore ce jeune créateur de talent, il est temps de s’y mettre!

LES SOEURS BOULAY – LENDEMAINS

a3196133325_10Mélanie et Stéphanie Boulay ont lancé un peu plus tôt ce mois-ci le EP Lendemains. Ce sont des pièces écrites pendant ou après l’écriture de 4488 De l’Amour paru l’an dernier. Les deux soeurs étaient pressées et ne voulaient pas attendre un autre album pour les partager avec le public. On y trouve la déprimante, mais très bonne Déjeuner, écrite par Philippe B. Sur le maxi, on revient à quelque chose de plus sobre et simple, les deux soeurs, une guitare et parfois un petit peu de batterie. C’est intime et doux tout comme l’automne qui cogne à nos portes.

VINCE STAPLES – PRIMA DONNA EP

homepage_large-88a25161L’Américain Vince Staples a lancé l’excellent Summertime ’06 en 2015. Le jeune rappeur nous revient avec nouveau maxi lancé un peu plus tôt ce mois-ci. On y retrouve 6 chansons solides sur lesquelles ont contribué A$AP Rocky, James Blake et André 3000. Le deuxième tient les rennes de deux productions et c’est évidemment excellent. Rajoutez à ça que Vince Staples rappe avec assurance et nuance. Le tout vaut vraiment le détour. La chanson-titre est particulièrement marquante par son débit rapide et chirurgical.

ABAKOS – NEW CONSTELLATION

qsm-abakosPierre Kwenders et Ngabonziza Kiroko font parler d’eux avec leur nouveau projet depuis quelques mois déjà et ils ont même fait quelques présences scéniques cet été. Voici que leur EP, New Constellation, voit le jour. C’est une excellente collection de trois chansons qui mélange soul, électro expérimental et R&B. Les deux Montréalais originaires du Congo seront un duo à suivre de près dans la prochaine année. J’espère bien que ce n’est pas la dernière fois qu’on entend parler d’Abakos.

SERPENTWITHFEET – BLISTERING EP

serpentwithfeet-announces-debut-ep-blisters-drops-title-track-1469794581Si vous cherchiez un artiste hors de l’ordinaire, je vous mets en garde, vous venez de le trouver. Serpentwithfeet est le pseudonyme de Josiah Wise, un jeune homme de Baltimore qui fait du néo-gospel. Le jeune baigne dans l’occulte et on retrouve dans sa musique des éléments de musique gothique, de métal, de néo-soul et de R&B. C’est sérieusement marginal par rapport à tout. Il avoue lui-même faire du gospel païen. Je vous dirais que c’est un peu plus intense que ça. Le résultat est d’une grande beauté et d’une fragilité magnifique. Il est émouvant sur Four Ethers alors que Redemption est d’une musicalité très intéressante. Il faut dire qu’il a eu l’aide de The Haxan Cloak à la production ce qui aide à avoir des trames de grande qualité.


 

ROBBIE IVON – FAUSSES PARODIES

a3503908755_10Robbie Ivon fait paraître un premier maxi et on découvre un jeune homme qui possède une bonne plume et un style musical intéressant. Il dédie son album à «des années de procrastination et un mois de février de merde». Eh bien, le résultat de ces moments, sans doute déplaisants, est tout sauf anodin. Que ce soit avec la mélodieuse Je me souviens, l’intime et émouvante Le silence ou encore la singulière Le plafond salarial, il ne nous offre rien de banal. On espère bien qu’il en aura plus à nous raconter bientôt parce que ça passe très bien le test.
 
 


 

DEAR CRIMINALS – ANOTHER PICTURE

a1917514444_10Dear Criminals lançait au milieu du mois leur nouveau maxi, Another Picture. Fidèle à leur habitude, les pièces sont léchées, bien composées et surtout avec une personnalité unique. Sur ce nouvel album, ils nous offrent trois pièces assez aériennes qui flottent dans une atmosphère songeuse. Cold Wave, qui n’est pas sans rappeler la mélodie de Le monde est stone, est particulièrement efficace.

SAN JAMES – NO ONE CHANGES OVERNIGHT

2_insideSan James est le projet solo de Marilyse Senécal qui joue dans les sonorités jazz réconfortantes et enveloppantes. La voix de la jeune femme y est pour beaucoup avec sa couleur chaleureuse et chaude. In The End possède une bonne mélodie alors que Please Don’t Say nous offre une version plus intime de la Montréalaise. Parmi les 5 chansons, c’est surtout I Never Do et son air entraînant qui retient l’attention.
 
 


 

FACE-T – EP 2

a0767747075_10Face-T est un protégé de Poirier et fait dans le dancehall et le reggae. Il avait déjà fait des vagues avec son précédent EP et il revient avec un deuxième qui met de l’avant encore une fois sa musique aux couleurs chaudes et estivales. Ce Canadien a été élevé en Jamaïque et on reconnaît les influences des styles populaires sur l’île dans ses chansons. Évidemment, Poirier avec ses productions de qualité y est pour quelque chose. On retrouve aussi Mungo’s Hi-Fi, Riddim Wise et King Doudou derrière les trames. Un artiste qu’on devrait entendre sur les pistes de danse des plus grands clubs de Montréal au même titre que Sean Paul et Elephant Man.


 

FJORD – TEXTURES

5b6ed4c9ddeddd93ce6651d007fa7e83-410x410x1Ça fait un bout de temps qu’on suit Fjord qui nous offre toujours des pièces d’électro veloutées et mélodieuses. Le groupe nous présente maintenant son premier maxi, Textures. On y retrouve une belle adaptation de Hey Hey, My My de Neil Young. Ils ne sont pas les premiers producteurs à s’attaquer à la chose, on se souviendra de Chromatics qui l’avait aussi échantillonné il y a quelques années. Cette chanson trouve indéniablement preneur chez les producteurs. Louis-Étienne Santais et le chanteur à la voix androgyne Thomas Casault n’ont pas manqué leur coup et leurs chansons sont très accrocheuses.