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Le Coup de coeur francophone 2014 – Première partie

logo0La 28e édition du Coup de cœur francophone se mettait en branle jeudi dernier au Club Soda. Le festival qui s’étend sur onze jours permet de mettre de l’avant la crème de la crème de la musique francophone. Succédant aux Soeurs Boulay, c’est la révélation de l’année de l’ADISQ, Klô Pelgag qui venait donner le coup d’envoi. Pendant la journée, un erratum de la part de Pelletier-Gagnon paraissait sur les médias sociaux: «Nous voulons ici démentir la rumeur qui dit que la mise en scène du spectacle porterait sur «les sens».» La mise en scène de ce spectacle sera fortement inspirée par le film Le Cabinet du Docteur Caligari. Un film muet allemand issu de la période expressionniste de Robert Weine (1920). On pouvait lire sur le programme de la soirée que «ce spectacle aimera les surprises…» Encore une fois, Klô avait bien l’intention de présenter un spectacle haut en couleur et dès la première partie assurée par le duo Glenda Gould (Mathieu Pelgag et Sylvain Deschamps), le public a compris que la soirée ne serait pas très formelle. Le tandem était accompagné dans la performance par Serge Brideau (Les Hôtesses d’Hilaire) qui mangeait un bon vieux «spagatt».

Le Club Soda était donc prêt à recevoir Klô Pelgag qui a fait son entrée sur le thème de Salut, Bonjour! en version orchestrale et qui nous envoya les pièces de L’Alchimie des monstres. Le décor était tout en oblique, en étage et en couleur ce qui rappelait l’expressionnisme allemand avec ce qu’il a de sinistre. On remarque que bien des pièces ont évolué depuis les premières représentations il y a un an. C’était particulièrement vrai pour Le Dermatologue, tout comme le remix électro qu’elle a livré de Taxidermie. Mais ce qui laissa une trace indélébile sur ceux présents est le rappel. Lorsque les musiciens sont revenus, ils étaient accompagnés par un Serge Brideau tout en jeans et le duo entama Les Yeux du Coeur. Tels Gerry et Marjo, Brideau/Pelgag a chanté le classique québécois devant un Club Soda qui avait peine à croire à ce qu’il voyait. Une excellente manière d’amorcer le CCF.

Vendredi soir, je me dirigeai au Divan Orange pour attraper Les Guerres d’l’Amour, groupe hautement funky. La première partie était assurée par Das Mörtal… étonnant choix que de mettre le DJ en première partie. La foule ne semblait pas être sûr que le spectacle était commencé, mais quelques lumières éteintes et une boule disco plus tard, quelques personnes se dandinaient le popotin sur le plancher de danse. Celui qui fait dans le «geek-électro» y alla même d’une pièce inspirée du thème de Zelda qui fît particulièrement son effet. Puis, Les Guerres d’l’Amour monopolisa le plancher avec leur formation imposante complétée par deux danseuses. Le groupe n’avait pas joué huit mesures que le public dansait. Tous sont sortis en nage après avoir dansé sur Palace pardu, Les grands coups d’l’amour, Sabine et Les crocs din veines. On a même eu droit à une nouvelle pièce alors que les corps se laissaient aller au son généreux des cuivres.

Le samedi s’annonçait tout aussi rocambolesque. Au Club Soda, le Rap Queb Money Tour faisait son arrêt montréalais. Regroupant trois gros noms de la scène hip-hop, les billets se sont envolés comme des petits pains chauds. Revenait à Eman X Vlooper de partir le bal pour présenter les pièces de XXL. Avec trois mois de tournée derrière eux, le spectacle est tissé serrée et Eman contrôle son «flow» avec une aisance impressionnante. À peine deux pièces terminées que de jeunes gens autour de moi buvaient du vin à la bouteille et une franche odeur de tabac qui fait rire avait envahi la salle: «What’s up, Hochelag est dans place!». Modlee est venu accompagner le duo le temps de Sans les mains, Back To Me et C.R.È.M.E. (Alaclair Ensemble).

Puis c’est le trio Loud Lary Ajust qui a entamé avec Rien ne va plus. Visiblement tout va pour le trio puisque le public connaissait par cœur les paroles des pièces de Blue Volvo paru il y a à peine trois semaines. Accompagné par un batteur, le groupe a continué avec l’intoxicante Hôtel Hell alors que le groupe a laissé le public prendre d’assaut la scène pour No Fucking Way. Une bonne vingtaine de fans étaient sur les planches pendant que le duo envoyait ses rimes à la vitesse d’un TGV et avec l’énergie d’un rouleau compresseur. LLA sait mettre le feu aux poudres et samedi soir, le Club Soda en a été témoin.

À mon grand désarroi, j’ai dû partir plus tôt, avant Koriass, pour me rendre au Divan Orange. Arrivé au bar de la rue St-Laurent pour le lancement de Tambours et temps morts de Deux Pouilles en Cavale, je fus rapidement frappé par le grésillement d’un pistolet à tatouer. Oktoplut offrait un tatou du groupe gratuit. Eh oui, quinze personnes ont maintenant le symbole du groupe étampé sur le corps. Pour en revenir aux Deux Pouilles, le trio nous a envoyé les pièces du nouvel album avec une justesse et une énergie comme eux seuls savent le faire. Parmi les bons coups, Le braconnier, la groovy Crame au soleil, Ouais mais là! et la toujours aussi marquante Clinique.

Puis, c’était au tour d’Oktoplut de faire sa rentrée montréalaise pour l’album Pansements paru un peu plus tôt cette année. Franchement rock, la formation a ravi les gens présents avec son énergie contagieuse. La version spectacle de Points Punk, dans le registre moins lourd du groupe, était franchement réussie. Un groupe qui mérite d’être vu en version live!

Finalement, dimanche, toujours au Divan Orange, Câltar-Bateau ouvrait pour Mehdi Cayenne Club. L’accoutrement d’Étienne Dupré valait à lui seul le détour, le jeune bassiste ayant opté pour un style «semi-yogi». Ils ont joué plusieurs pièces de Verbal Boisson #7 se lançant parfois dans des moments musicaux particulièrement délicieux. Que dire de la voix puissante d’Alex Guimond qui a recueilli de chaleureux applaudissements et que dire d’Alexandre Beauregard qui ne fait jamais les choses à moitié sur scène. Puis, Mehdi a pris la scène pour venir jouer ses pièces catégorisées de «couscous punk» paru en 2013 sur son album Na Na Boo Boo. Le jeune homme possède un charisme contagieux et ce fut une belle découverte.

Enfin, ces quatre furent journées réussies et divertissantes. On se retrouve dans quelques jours pour le compte-rendu de la deuxième moitié du Coup de cœur francophone.

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Pitchfork Music Festival 2014

maxresdefaultDu 30 octobre au 1er novembre, un des plus importants festivals français (parrainé par des Américains, mais bâti par des Français) s’étale dans le nord de Paris. À mi-chemin entre l’hiver et l’été, les têtes d’affiche écossaises Belle And Sebastian et Mogwai ainsi que le Canadien Caribou ont embelli l’automne francilien.

D’abord, tout s’enchaîne!

Le Pitchfork Music Festival Paris! La rencontre ultime entre tous les fans européens du géant américain de la critique et de la musique indépendante dans tous ses états. Même si cette année est à forte consonance électro (plus que d’habitude) avec des invités comme James Blake, Four Tet ou autre Jamie XX, le Pitchfork propose une programmation très variée qui devrait plaire à 95% des amateurs de musique sur cette terre…

Cette première journée s’ouvre sur une des plus belles découvertes canadiennes grand public de l’année. Ought et ses quatre membres aux visages si juvéniles et aux pas de danse improbables. S’ils se sont montrés à la hauteur de l’événement, le quatuor n’a pas eu plus de trente minutes et cinq morceaux pour pouvoir exposer l’intégralité de leur talent. The Notwist qui a eu plus d’une heure aurait largement pu leur laisser quelques minutes de leur set interminable, tout comme How To Dress Well. Tom Krell et son égo se sont longuement étalés avec «une musique de générique de Disney» comme l’a fait si judicieusement remarquer un membre du public.

Un mauvais public

IMG_10399De toute façon, une soirée commence rarement bien. Après avoir encaissé le prix de la pinte à sept euros et compris que le festival n’aurait d’intérêt qu’autour de 21h, j’ai pris mon courage à deux mains pour me transporter devant The War On Drugs. Un groupe qui ne me passionne plus depuis longtemps.

Il y a trois types de personnes que je déteste du plus profond de mon âme lors des concerts. Il y a d’abord ceux qui parlent sans arrêt et qui font partager leurs discussions aux personnes des alentours. Puis, il y a ces types qui se moquent bruyamment de l’artiste et qui veulent bien montrer à quel point ils sont détachés de l’événement. Enfin, et surtout, il y a les couples. Ils s’embrassent et sont toujours à deux doigts de se monter dessus juste en face de toi alors que tu essayes de triper tranquille sur Jon Hopkins.

Le Pitchfork réunit tout ça. Et au centuple. C’est un festival de téléphones intelligents aux larges écrans qui s‘éclairent le temps du tube de l’artiste. Des «ooouuuhhh» et puis plus rien. C’est la foule la plus soporifique qu’il m’ait été donné de voir. Même en 2012 pour Japandroids, les quelques personnes présentes avaient eu du mal à se laisser aller… alors que le duo canadien est un groupe quasi inégalable sur scène.

The War On Drugs n’a pas été bon. Juste une succession de solos liquoreux pour couple. Un kitsch monstrueux dans le décor et les éclairages (roses…) auront fini de m’achever. Je ne sais pas encore ce qui a été le pire. Le solo de saxophone ou d’harmonica. Une chose est sûre, Adam Granduciel n’a créé son groupe que pour pouvoir draguer facile. Et pourtant, Wagonwheel Blue (2008) est un de mes disques cultes. Sur scène son groupe prend juste une dimension peu flatteuse et très réductrice.

Mogwai et Jon Hopkins au top

IMG_10388Bon heureusement la soirée ne s’arrêtait pas là. 21h20, transhumance vers la «pink stage». Après quelques minutes d’attentes, le quintette écossais de post-rock Mogwai débarque. Et enfin le festival commence.

Avec un set d’à peine une heure, les Écossais ont distillé les meilleurs moments de leur discographie. De Mogwai Fear Satan aux plus récents Rano Pano et I’m Jim Morrison I’m Dead, c’est un mur du son qui s’est abattu de toute sa puissance sur un public scotché par ce déluge électrique. S’ils sont toujours aussi statiques sur scène, Stuart Braithwaite et ses camarades auront eu le mérite de faire bouger la foule massive qui s’étendait devant eux. Très esthétique, la scénographie à l’image de leur musique en bloc – quatre guitaristes côte à côte parfaitement parallèles et bien espacés impulsaient une impression de puissance encore plus forte aux sons saturés qui s’échappaient de leurs instruments.

Et il fallait se dépêcher pour ne pas louper le début de Jon Hopkins. Trois secondes après Mogwai, le Britannique balançait déjà son intro. La foule le savait, c’était le moment fort de cette première journée. En jouant les temps forts de son Immunity le producteur a tout simplement mis le feu à la Grande Halle de la Villette. Lorsqu’en plein set, les premiers sons d’Open Eyed Signal se sont fait entendre, je crois que nous sommes tous rentrés dans un état de transe (sauf trois types de personnes, voir plus haut). Quelles mélodies! Quelle science de l’attente et de l’explosion!

Et puis il y a eu Future Islands/Samuel Herring

IMG_12566Halloween coïncidait avec le deuxième jour de festival. Des squelettes, sorcières ou pingouins ont hanté la foule. Et c’est vrai que l’ambiance s’en est trouvée changée. Plus dansante et avenante, la grande masse de personnes a grandement participé à la réussite de cette deuxième journée.

Il n’y a pas eu de catastrophe (voir en 2012, Animal Collective et son set de deux heures où la moitié de la foule avait disparu). Très féminine, la soirée a mis en avant St. Vincent, Chvrches ou Mo. Toutes grimées en squelettes elles auront largement fait danser le public. Encore plus que Jon Hopkins! De toute façon, les deux tiers des personnes présentes venaient surtout pour voir Samuel Herring, l’incroyable leader de Future Islands. S’assurer qu’il est aussi dingue que lors de sa fameuse prestation lors du Letterman Show. Vérification faite, le type est une bête de scène hors du commun. Il a grimpé, sauté, «slammé» partout. Entre des mouvements de danse par terre et des pas de polka, il a juste réalisé la meilleure performance de ce festival. Il faut dire qu’avec le bagage de tube que représente leur dernier album Singles, le travail était à moitié fait.

Il est minuit passé de quelques minutes lorsque Stuart Murdoch et sa bande de copains sont grimpés sur scène. Dans un autre registre que Future Islands, les Écossais de Belle And Sebastian savent manier le spectacle. En faisant grimper quelques filles sur scène sélectionnées pour la qualité de leur costume (mais bien sûr Murdoch, «la qualité des costumes», bien sûr…) et en jouant les titres cultes de leur répertoire (Fox In The Snow, The Boy With The Arab Strap, Sukie In The Graveyard, etc.) le succès était acquis sans risque. Mais c’est vrai que c’était jouissif d’entendre ces morceaux cultes issus entre autres du non moins historique If You’re Feeling Sinister (1996). Les treize musiciens présents ont même pu jouer le tout récent et très dansant Party Line.

Qu’on aime ou pas ce grand manitou de la musique indépendante qu’est Pitchfork, il faut leur reconnaître un certain doigté dans la programmation de leur festival. Des pointures du style Belle And Sebastian ou Mogwai sont agréables à voir tant leurs passages en France sont rares. Et puis à côté des gros festivals qui sont restés bloqués sur Stromae ou Two Doors Cinema Club, le Pitchfork Music Festival est quand même une véritable bulle de respiration.

Les trucs étranges

  • Pitchfork, jamais à court d’idées de marchandisage, propose des tabliers frappés du logo du site à la vente.
  • Les cocktails vin rouge/coca (arrêtez ça tout de suite les gars).
  • Les balançoires mises à disposition et le Twister géant organisé sur l’une des terrasses de la Villette.
  • Tous les groupes anglo-saxons grimés pour l’Halloween. Samuel Herring en vampire ou Mo en squelette, ça vaut le détour.

Les trucs pénibles

  • Le prix du festival! 130 balles, les trois jours en plein Paris, comptez en plus l’hébergement et le trajet, le pauvre étudiant que je suis a très mal au ventre.
  • Ça va avec, mais sérieux, la bière à 7 euros c’est juste passible de peine de prison en France. Je ne sais pas quelle législation est mise en place durant le Pitchfork Music Festival, mais au bout de deux bières tu ne peux plus manger. Et ça creuse de bouger sur du Jon Hopkins.
  • La très courte durée des prestations… Mais bon, c’est normal dans un festival ou tout doit s’enchaîner à la vitesse de la lumière.

Les trucs trop cool

  • Jon Hopkins et sa gestuelle qui n’a rien à envier au style «pantin désarticulé» de Thom Yorke.
  • La diversité du public. Ça parle anglais et espagnol dans tous les sens. Même les bénévoles ont l’air de ne pas comprendre la langue de l’Hexagone. Ça participe à la magie de l’événement dans ce lieu un peu à part.
  • Le lieu justement. Dans la Grande Halle de la Villette dans le XIXe arrondissement de Paris. Une immense structure métallique construite au milieu du XIXe siècle.
  • Les déguisements d’Halloween du public. Il fait beau!
  • Le temps est magnifique et puis quand même, on est à Paris…

 

Une entrevue avec La Femme

lafemme6042-tt-width-604-height-421Le groupe français La Femme revient faire un tour au Québec la semaine prochaine. Ils seront en concert le lundi 20 octobre prochain au Cercle dans la Vieille Capitale, pour ensuite venir faire leur tour à Montréal au Ritz le lendemain, le mardi 21 octobre. Entre leur première visite en terre nord-américaine et celle de cet automne, bien des choses ont changé pour la formation. Je me suis entretenu avec eux le temps de quelques questions.
 
 

LP: Psycho Tropical Berlin surfe sur une bien belle vague depuis sa sortie. Comment vivez-vous le tout de l’intérieur?

La Femme: C’est une aventure incroyable, depuis la sortie de l’album nous avons beaucoup voyagé et avons vu du pays. On joue les morceaux devant toute sorte de public, dans toute sorte d’endroits, par exemple en ce moment, on est au Brésil! On se dit qu’il y a pire…

LP: Vous n’en êtes pas à vos premiers passages en Amérique du Nord. Vous semblez définitivement avoir des affinités avec le Nouveau Monde. Qu’en pensez-vous?

La Femme: Oui, on a déjà joué deux fois à Montréal, car nous y avons un public francophone, ainsi qu’à Toronto. Pour ce qui est des États-Unis, nous commençons de plus en plus à laisser notre marque. Nous sommes des fans de rock et là-bas, c’est comme en France la musette! Même les grand-mères écoutent du rock dans les supermarchés. Il y a aussi un savoir-faire, avec de très bons groupes et une grosse scène. Pour donner un exemple, nous avons eux la chance d’aller au Psych Fest à Austin et voir plein de groupes cools, c’est stimulant pour l’esprit et la créativité.

LP: Puisque vous aimez tant le continent, qu’attendez-vous pour vous installer à Montréal?

La Femme: Pourquoi pas! Mais il y a plein d’endroits où aller, il faudrait vivre trois ans dans chaque ville, mais c’est malheureusement impossible.

LP: Vos pochettes ont déjà été censurées, je pense, entre autres, à la pochette de l’album Le Podium #1. Est-ce par défiance que vous aimez mettre en évidence le corps de la femme nue sur vos pochettes ou tout simplement parce que c’est beau?

La Femme: C’est par souci esthétique. Quand on l’a fait, on ne pensait pas forcément que la pochette serait censurée, mais iTunes l’a fait immédiatement, c’est comme ça…

LP: Est-ce que vous vous ennuyez de la cuisine française lorsque vous êtes de ce côté-ci de l’Atlantique?

La Femme: Oui, rien ne vaut une bonne baguette. Mais les succulentes doubles queux de homard sont formidables à Montréal!

LP: Qu’est-ce que vous écoutez comme musique ces temps-ci?

La Femme: Patrick Coutin – Fais-moi jouir, Harry Johnson – It’s Nothing To Me, Morgan Delt – Barbarian King, Bonbino, Caetano Veloso, Bassande, Jean-Sébastien Bach – Air (On the G String), Fat White Family – Touch The Leather et Mac Demarco – Annie.

LP: Et puisque tout le monde semble s’entendre sur le fait que vous êtes entourés d’une aura mystérieuse, je détruirai tout ça avec cette question: votre couleur préférée?

La Femme: Le Rose

Merci La Femme!

lafemmemusic.com/

www.le-cercle.ca/index.php?sectionid=2&page=10&direct=4333&syncrodate=oui&annee=2014

blueskiesturnblack.com/shows

Atari Teenage Riot – Modern Liars (Live au Japon)

349bbdiMardi dernier, la formation berlinoise électro-noise-punk-industrielle Atari Teenage Riot a fait paraître un nouveau maxi. En plus de la pièce Modern Liars, s’y trouvent deux remix de celle-ci ainsi qu’un remix de la pièce J1M1 par le producteur anglais Andrew Weatherall. Pour en fêter la sortie, voici Modern Liars, la pièce-titre en performance au Japon.
 
 
 

Le Coup de Coeur Francophone 2014

logo1Oui, l’automne commence à peine. L’orange commence à colorer le paysage de Montréal pour en faire un décor des plus romantiques. L’automne rime aussi avec Le Coup de Coeur Francophone qui revient pour sa 17e édition. Encore une fois cette année, autant la jeunesse que les artistes établis sont à l’honneur. De quoi rassasier les mélomanes de tous les horizons.

Commençons avec les classiques. Si tu as envie de chanter Le Train, Vilain Pingouin sera en spectacle le 7 novembre au Club Soda avec Bodh’Aktan. Si tu veux chanter, Je voudrais voir la mer, Michel Rivard sera au Théâtre Outremont le 8 novembre à 20h00. Pis si c’est la guitare de Vallières qui te fait triper, ben t’auras le choix entre le 13 ou le 14 novembre (ou bien les deux) puisque le barde fera l’intégralité de ses albums depuis Chacun dans son espace. Le 11 novembre, ce sera «l’ex-académicienne-mais-pas-tant-que-ça», Stéphanie Lapointe qui présentera un spectacle au Cabaret du Mile-End.

Dans la catégorie, ça commence à être «big» ces gens-là, vous aurez le spectacle d’ouverture de la toujours aussi flyée Klô Pelgag. Pour sa part, Salomé Leclerc prendra la scène du Club Soda le 13 novembre pour présenter les pièces de l’excellent 27 fois avant l’aurore alors que Safia Nolin assurera la première partie. Bernhari et Julien Sagot s’en donneront à cœur joie le 7 novembre au Lion d’Or tout comme le toujours aussi divertissant Philippe Brach le 12 novembre. Antoine Corriveau qui a récolté quelques nominations au Gamiq sera la veille, dans la même salle, en compagnie de Sylvie Paquette alors que les Soeurs Boulay, qui viennent tout juste d’obtenir un disque d’or fouleront les planches le 15. Que dire de Ludovic Alarie qui assurera la première partie de Philippe B le jeudi 13 à L’Astral.

Et dans la catégorie «fin de soirée/capoté dans la tête/découvertes à faire», vous serez servi. Les Guerres d’l’Amour vont présenter leur funk au Divan Orange le 7 alors que le lendemain ce sera le rock de Deux Pouilles en Cavale et Oktoplut qui fera brasser les têtes. Les Acadiens des Hôtesses D’Hilaire vont aussi faire leur tour en compagnie de Cou Coupé le 14. L’Esco ne sera pas en reste, elle accueillera Digit: Missile Command et Beat Sexü le 6, Bolduc tout croche et Lewis Barlot le 9, le jovialiste Simon Kingsbury et Navet Confit le 11, Renard Blanc et Mauves le 13, puis Poni et Les Incendiaires le 15.

Bref, il y aura du spectacle de qualité en quantité astronomique cette année! Vous avez tout le mois d’octobre pour vous reposer, parce que novembre va déménager. On se revoit là-bas!

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