Évènements spéciaux Archives - Page 64 sur 65 - Le Canal Auditif

Les Francouvertes 2014

logo-francouvertes18-fbLes Francouvertes ont cette année 18 ans. Le passage à la majorité, on l’espère, ne rimera pas avec une maturité qui leur ferait perdre leur audace. Depuis plusieurs années, les participants sont les grands bénéficiaires de ce concours qui permet une visibilité inespérée à des artistes de la relève. Les gagnants de la dernière édition en font foi: les Hay Babies sortent un album dans quelques mois, Dead Obies est maintenant signé chez Bonsound, mais avant eux il y a eu, Les Sœurs Boulay, Bernard Adamus, Karim Ouellet, Canailles, Alex Nevsky, Monogrenade et bien d’autres.

Cette année, Le Canal Auditif va suivre pour vous l’ensemble du concours pour vous faire découvrir les nouveaux artistes de la relève. En attendant les préliminaires qui commencent lundi, auscultons un peu cette 18e édition.

Les styles sont variés, même si on dénote particulièrement beaucoup de folk et d’indie-pop. Dans la première catégorie, certains noms sont familiers: Philippe Brach (décoré de partout) ainsi que Maison Brume, qui avait fait paraître La vie sabbatique en automne dernier. Des nouveaux venus font aussi leur apparition, dont Jérôme Charrette-Pépin qui rappelle Philémon Cimon. Du côté indie-pop, on retrouve Someurland et son groove non négligeable de même que Mathias Mental et ses mélodies accrocheuses.

On a noté aussi le rap pas piqué des vers de P.A.P.A. (Pas d’Argent, Pas d’Agent), le rock noisy de Protofiev, celui des Hôtesses d’Hilaire et la poésie franche et poignante de Coroner Paradis. Pour ceux qui pensaient que le trou béant laissé par l’annonce de Mario Pelchat et son impossibilité d’enregistrer de nouveaux records ne serait jamais comblé, Gab Paquet arrive à la rescousse. Heureusement, lui ne se prend pas au sérieux…

Enfin, c’est une édition 2014 des plus intéressantes et je n’ai pu nommer tout le monde ci-haut. Pour en savoir plus, rendez-vous donc sur le site… mais encore mieux, allez-y donc voir notre belle relève. Je dis ça de même, là.

Les Francouvertes du 17 février au 12 mai.

francouvertes.com/

Mark Lanegan: une introduction (alternative)

Just-Announced-Mark-Lanegan-at-Troubadour-–-Oct.-4Dans la première moitié des années 90, à l’époque où je passais mes journées à imaginer ce que Kurt Cobain pouvait bien faire au moment même où j’étais en classe et où je dépensais tout mon argent à acheter disques, affiches, t-shirts et revues liées à la scène de Seattle, j’ai découvert Mark Lanegan. Et si je n’ai d’abord pas trop porté attention à son band Screaming Trees, ce n’était que pour mieux y revenir plus tard, alors que les autres Mudhoney, Melvins, Tad, Alice In Chains et Soundgarden n’auraient plus de secrets pour moi.

Pour l’amateur de rock qui se respecte, l’ombrageux personnage est une présence récurrente. Que l’on s’intéresse ou non à sa musique, il est presque impossible de ne pas l’avoir entendu au moins une fois, que ce soit avec Queens Of The Stone Age, Isobel Campbell, Melissa Auf Der Maur, les Twilight Singers, les Soulsavers ou même avec ce cancrelat prétentieux que l’on appelle Moby. Évidemment, la raison pour laquelle tout le monde et sa soeur se l’arrachent est cette voix inimitable et instantanément attrayante.

Lanegan, c’est le crooner grunge par excellence, le Nick Cave du mal de vivre, un Tom Waits opiacé qui aurait omis de remplacer son romantisme désespéré par un cynisme cabotin. On ne peut effectivement pas imaginer un tel type danser sur un tube de Dee-Lite dans un bar karaoké. Peu volubile en entrevue, encore moins entre deux chansons sur une scène, c’est un artiste qui vit intensément chacune des paroles écorchées qu’il a écrites, quitte à se faire des ennemis à toutes les couches de l’industrie de la musique. Selon certains ex-bandmates, il est responsable de la fin abrupte des Trees et plusieurs journalistes et musiciens avec lesquels il a collaboré ne veulent plus le voir en peinture. Trêve de potinage: avec un tel chanteur, il suffit d’appuyer sur play pour oublier la personne qui se cache derrière l’oeuvre.

Évidemment, lorsque l’on parle de crooner, il est bien sûr question de ballades et c’est cette facette du travail de notre homme qui est explorée au sein de sa plus récente parution: une compilation intitulée As God Seen My Shadow? An Anthology 1989-2011. On y retrouve essentiellement les chansons douces-amères les plus marquantes de ses six premiers albums solos, ainsi que douze titres inédits de ce même registre. Une bonne introduction pour le néophyte, bien qu’elle soit très limitée.

Limitée pourquoi? Parce que c’est quand la voix de Lanegan est utilisée en contrepoint à celle d’autres artistes qu’il est possible d’en apprécier le plein registre. Sur trois albums, il forme avec Isobel Campbell (ex Belle and Sebastian) un duo tout aussi magnifiquement contrasté que Nancy Sinatra et Lee Hazlewood dans les années 60 et il donne tout ce qu’il a de furie rock en étant l’arme secrète de Queens Of The Stone Age (dont il fût jadis membre à part entière) sur tous les albums du groupe depuis Rated R. Il forme les excellents Gutter Twins avec Greg Dulli, lui-même leader des Afghan Whigs. En résumé, sa discographie de collaborations ou à titre de leader des Screaming Trees est plus volumineuse que celle de sa carrière solo et totalement omise par cette soi-disant anthologie, qui va même jusqu’à oublier de tenir compte des très bonnes pièces rock de sa disco, notamment Metamphetamine Blues, Down In The Dark ou Borracho.

Je pourrais continuer en décortiquant son oeuvre un disque après l’autre, mais je préfère terminer avec quelques suggestions d’albums, histoire de vous indiquer par où commencer.

The Winding Sheet

Son premier album solo enregistré en 1989. On y retrouve des pièces d’une beauté désarmante et écorchée, deux collaborations avec le blondinet de Nirvana et une reprise de Leadbelly, popularisée par ce même petit blond sur l’album Unplugged (Where Did You Sleep Last Night?). Chanson indispensable: The Winding Sheet.

The Gutter Twins – Saturnalia

Seul album à ce jour de l’association Lanegan-Dulli. L’un des plus beaux travaux collaboratifs de Mark. Vivement la suite! Chanson indispensable: The Stations.

Bubblegum

Album à grand déploiement de 2004. Parmi les invités: Josh Homme, Duff McKagan, Greg Dulli et la meilleure chanteuse au monde, PJ Harvey. Chanson indispensable: Metamphetamine Blues.

Isobel Campbell & Mark Lanegan – Hawk

Troisième et dernier album de cette union. C’est également leur disque le plus sombre et le plus abouti. Chanson indispensable: You Won’t Let Me Down Again.

Screaming Trees – Sweet Oblivion

Plus gros succès commercial du défunt groupe, qui est également son meilleur disque. Chanson indispensable: No One Knows (à ne pas confondre avec le tube du même nom de QOTSA).

http://www.youtube.com/watch?v=3D3NL4t0L_A

Le Coup de coeur francophone

coup-de-coeur-francophoneLe 27e Coup de coeur francophone se déroulait un peu partout à Montréal durant les deux dernières semaines. La programmation était alléchante, variée et bien équilibrée. Est-ce que ce qui est beau sur papier s’est merveilleusement traduit sur scène? Absolument! Il faut dire que le Coup de coeur est un événement étalé sur 10 jours… ce qui ne laisse que très peu de temps de repos à votre corps.

Ma traversée s’est entamée dans l’ambiance feutrée de l’Escogriffe alors que Ponctuation et Jésuslesfilles y étaient pour nous rincer les oreilles. Il ne restait que très peu de place pour circuler entre les fans de musique venus fêter les cinq ans d’existence du second groupe. C’est Ponctuation qui a ouvert le bal avec un Ciao Bye Ciao survolté et le duo n’a jamais laissé de répit par la suite aux oreilles des mélomanes présents. Les énergiques Chiasson nous ont livré les pièces de 27 Club pour notre plus grand plaisir. Guillaume amena d’ailleurs cette énergie avec lui pour la suite des choses avec Jésuslesfilles qui nous ont joué l’entièreté de leur catalogue musical.

1451334_10202458400165555_1604004051_nMa saga auditive s’est continuée le lendemain alors que moi et Émilie Asselin (collaboratrice au Canal Auditif) avions rendez-vous au Théâtre Outremont avec David Marin et Avec pas d’casque. Marin a offert avec aplomb et énergie les titres de son plus récent opus titré Le choix de l’embarras. Sans compter qu’il nous a aussi offert plusieurs solos de piano pas piqué des vers. Que dire d’Avec pas d’casque qui, en plus de nous offrir les pièces d’Astronomie et de son plus récent maxi, nous a fait rire avec son humour pince-sans-rire. Ainsi, Stéphane Lafleur nous a mis en garde contre le danger de fixer trop longtemps le tapis du batteur Joël Vaudreuil, ce qui pourrait engendrer des hallucinations. De plus, Lafleur nous a partagé son opinion sur les pauses en plein milieu d’un spectacle pour que le promoteur vende de la bière: «C’est comme avoir de la sexualité et arrêter en plein milieu pour sortir les vidanges.»

Pendant que nous nous délections du trio, Stéphane Deslauriers et Mademoiselle Rouge étaient quant à eux en mission au spectacle de Pendentif et Forêt. Voici le compte-rendu de mon acolyte:

«En première partie, Pendentif nous livrait son pop-rock très eighties de manière efficace. Ayant ouvert pour Indochine en France, le quintette est techniquement irréprochable en concert (particulièrement le batteur), mais l’esthétique sonore préconisée par la formation française nous a laissé passablement de marbre. Par la suite, Émilie Laforest et Joseph Marchand étaient accompagnés pour l’occasion de l’excellent percussionniste Robbie Kuster (Patrick Watson) et de Philippe Brault à la basse. Un alignement de «all-star» pour un spectacle exceptionnel… donné devant une poignée de spectateurs! Forêt a réussi l’exploit de faire sonner de manière éloquente et étoffée les chansons de cet excellent premier album homonyme.»

Notre samedi n’était pas terminé, car nous avons par la suite atterri au Divan Orange pour se faire livrer le rock stoner des Indiens. Ceux-ci nous ont, entre autres, joué leur plus récente pièce Tomahawk Chopper ainsi que les pièces de leur album Crâne paru en mars dernier. Ils étaient suivis par Amantani, qui y est allé de son rock légèrement garage mais toujours entraînant.

keith_kouna_1113_65Le Coup de coeur francophone n’a pas froid aux yeux et l’a prouvé en offrant une carte blanche à Fabien Cloutier en première partie de Keith Kouna. Cloutier y est allé d’une diatribe acerbe dans laquelle une madame participante à Décor ta vie côtoyait le groupe mythique Iron Maiden. Son texte en plus de défiler à toute allure, était irrévérencieux à souhait… et les choses ne se sont pas adoucies avec Kouna. Que ce soit avec Tic tac, Pas de panique ou Les pouliches, il nous a fait la preuve qu’il maîtrise la scène avec habileté et doigté. Il en a profité pour nous envoyer une Napalm bien sentie et une Batiscan absolument géniale.

Dead Obies de son côté en profitait pour lancer leur premier opus Montréal $ud. Les cinq MC’s et leur producteur VNCE n’ont pas lésiné en passant à travers la galette de A à Z lors d’une performance généreuse, énergique et inspirée d’environ deux heures. Les jeunes hommes avaient de quoi être fier. Ils ont fermé la marche avec une Tony Hawk punk et démentielle.

CCF 2013 rapEn plus de tout ça, l’intrépide Émilie est allée voir quelques spectacles. Voici ce qu’elle a pensé des artistes Une toune par jour, Gab Paquet et Navet Confit:

«Pour les personnes qui n’ont pas encore pu voir en spectacle la créativité et l’énergie de Jean-Sébastien Houle, c’est un «must see» show! Depuis le 1er janvier 2013, Une toune par jour est composée à partir de toute sorte d’inspirations farfelues. Jean-Sébastien a même pu nous balancer sa 315e chanson le soir de son spectacle. Avec plusieurs collaborations intéressantes, créatives, talentueuses et énergiques, le concert fut dynamique, comique et plaisant. Un vrai festin!

Puis ce fut le tour de Gab Paquet, accompagné du polyvalent Hugo LeMalt à la basse, de la talentueuse Jane Ehrhardt au clavier et de Renaud Pilote à la batterie. Sélection Continentale, le dernier opus du projet, est bien construit sur des saveurs kitsch, des textes absurdes et humoristiques, des inspirations charmantes et compositions dansantes. Leur performance a été bien accueillie par le public. Belle découverte!

Finalement, Navet Confit a fait son apparition. Navet Confit est un créateur d’hymnes depuis une bonne dizaine d’années. En spectacle, il a su créer une énergie incroyable avec sa musique oscillante, visitant les sons lourds et électros; musique mondaine et déchaînée à la fois. On a eu droit à de belles collaborations, entre autres, avec les gars de We Are Wolves. Le spectacle était généreux et festif!»

CCF 2013 Ã?glise St-Pierre Apôtres.En dernier lieu, Louis-Jean Cormier fermait la marche en présentant les pièces du Treizième Étage à l’église Saint-Pierre-Apôtre. Le valeureux Stéphane était d’office et il m’a raconté ceci:

«Fidèle à son habitude Cormier a offert un concert généreux, varié et senti. Puisant autant dans le répertoire de Karkwa (L’épaule et Échapper au sort en format bluegrass), que dans celui des Douze hommes rapaillés (Au long de tes hanches), Cormier nous a balancé deux interprétations à l’univers sonore assez dissemblables: une interprétation d’une chanson de Félix Leclerc titrée Complot d’enfants et une autre de Sufjan Stevens. Voilà la preuve irréfutable de la grande culture musicale que détient Louis-Jean Cormier. À ces ingrédients s’ajoutent une superbe église, des éclairages et une mise en scène inspirée qui propulsent les chansons complètement revampées du Treizième Étage dans une stratosphère musicale inégalée. Tout simplement un grand concert de la part d’un artiste au sommet de son art!»

CCF 2013Si une femme a su retenir l’attention, c’est l’excentrique Klô Pelgag qui a catapulté les pièces de L’alchimie des monstres avec une aisance déconcertante dans une mise en scène de Dave St-Pierre. Faisant une entrée sur scène sur le thème de Fort Boyard joué par son groupe, la demoiselle a d’abord gratifié la foule de plusieurs salves de fusils à eau avant de prendre sa place au piano afin de se lancer dans Les maladies de cœur. Elle nous a livré aussi une version franchement théâtrale du Dermatologue et une Rayon X qui concluait le spectacle avec une extrême beauté. La jeune femme sait habiter une scène et c’est avec tout un bric-à-brac qu’elle l’a démontré.

Bref, une autre édition du Coup de coeur francophone réussit. On en retrouve pour tous les goûts et surtout, on fait aussi place à des groupes plus marginaux tels que Ultraptérodactyle, Les Guenilles, Protofiev et bien plus. Bon, je vais reposer mon foie, pour le préparer pour Noël… misère.

Les photos sont une gracieuseté du photographe Jean-François Leblanc.

jfleblanc.photoshelter.com/portfolio

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Le Coup de Coeur Francophone

coup-de-coeur-francophoneDans exactement six dodos va s’amorcer le Coup de Coeur Francophone qui nous extirpera de la morosité de novembre pour nous plonger dans l’effervescence du milieu de la chanson francophone. Depuis 1987, et c’est le cas encore cette année, on nous a concocté une programmation variée qui saura autant plaire à l’amateur de folk qu’à l’amateur de rock suintant la débauche.

Fières du succès de leur album Le poids des confettis, les Sœurs Boulay lanceront cette nouvelle édition au Club Soda en compagnie de Catherine Leduc, la moitié féminine de Tricot Machine. On peut s’attendre aussi à de beaux moments lors du spectacle de clôture qui sera officié par le toujours aussi sympathique, mais maintenant beaucoup plus décoré, Louis-Jean Cormier. On peut aussi noter à l’agenda Benoît Charest qui fêtera les dix ans des Triplettes de Belleville! Ça ne nous rajeunit pas, mais ça vaudra sans doute le détour.

Les cousins français seront aussi à l’honneur tout au long du Coup de cœur, on peut noter l’indie-pop de Pendentif qui partagera la scène avec Fôret le samedi 9 novembre. De son côté Giedré, méconnu ici, amènera son humour acide sur scène en compagnie de ce bon vieux Mononc’ Serge. De son côté, Ludo Pin s’alliera à Karim Ouellet le 15 novembre au Club Soda. De la Belgique, Dalton Télégramme s’unira à Sunny Duval et les SweetCœurs pour une soirée de brassage de popotin!

On pourra aussi voir David Marin qui est jumelé à Avec Pas D’Casque, Fabien Cloutier et Keith Kouna, Julie Blanche en compagnie de Klô Pelgag et Olivier Bélisle en compagnie de Sarah Toussaint-Léveillé. Les stars montantes du rap québécois, Dead Obies, en profiteront pour lancer Montréal $ud, le 13 novembre au Cabaret du Mile-End et Le Couleur et Grenadine vous feront «groover» sur leur électro-pop à la Maison de la culture Maisonneuve le 15 novembre.

Le Divan Orange et L’Escogriffe offrent eux aussi une programmation des plus intéressantes. Vous pourrez ainsi attraper: Gustafson et El Motor, Mardi Noir et Gazoline, Les Guenilles et Protofiev, Bolduc Tout Croche et Simon Kingsbury, Lila Dit Ça et L’Indice ainsi que Lac Estion et Panache. Parmi les rendez-vous que vous ne voudrez pas manquer: Les Indiens et Amantani mettront le feu aux poudres du Divan Orange le vendredi 8 novembre et Jesuslesfilles ainsi que Ponctuation feront de même la veille à l’Esco.

Bref, une édition qui promet où la variété est de mise. Vous en trouverez certainement à votre goût et surtout, c’est la chance de faire la découverte de nouveaux artistes à prix modiques. Alors, on se croise quel soir?

Pour la programmation complète, visitez le: www.coupdecoeur.ca/

Merci Lou Reed!

lou-reedDimanche dernier, l’imposant et légendaire Lou Reed est décédé probablement des suites de complications liées à une greffe du foie subie récemment. Il était âgé de 71 ans. Ce court hommage est une initiative toute personnelle de ma part. Lou Reed était la principale trame sonore qui a animé la plupart des moments clés de mon existence.

Des fabuleux moments abrasifs et discordants du Velvet Underground, en passant par la grandiloquente mélancolie de Berlin, le glam-rock de Transformer, la plénitude de Coney Island Baby, les déflagrations décapantes sur The Blue Mask, le sarcasme corrosif/humoristique de l’album New York ainsi que la douleur de la perte évoquée sur Magic And Loss, Lou Reed aura été pour une moi une inspiration et un exemple de courage artistique dont très peu créateurs peuvent se vanter.

L’annonce de sa mort m’a fait tout simplement réaliser à quel point sa musique a eu une importance capitale dans ma vie; le genre de créateur que votre humble et dévoué critique affectionne particulièrement. Authentique, provocateur, dissonant, refusant le consensus et l’unanimité, revendiquant le droit de tracer sa propre voie, il était unique… envers et contre tous! Je termine ce court hommage avec les mots de Lou Reed.

«Life’s like a mayonnaise soda
And life’s like space without room

And life’s like bacon and ice cream

That’s what life’s like without you
Life’s like forever becoming

But life’s forever dealing in hurt

Now life’s like death without living

That’s what life’s like without you.»

What’s Good, Magic And Loss, 1992

Merci!