Évènements spéciaux Archives - Page 53 sur 81 - Le Canal Auditif

PRIMEUR: ALÉATOIRE – HEADRUSH FT. CLAIRE RIDGELY

logo LCAAléatoire avait fait paraître la très appréciable Best Friends à laquelle Ariane Zita prêtait sa voix. Le producteur montréalais continue sa collaboration avec des voix féminines en faisant appel à Claire Ridgely. Cette dernière est de plus en plus active sur la scène hip-hop et électronique. D’ailleurs à l’écoute de la chaude Headrush, on comprend pourquoi. Aléatoire nous livre une piste sobre, mais bien calibrée. Une pièce qui ne s’égare pas en faisant trop de «sparages». C’est bien doux pour les oreilles et parfait pour le printemps.

Les Francouvertes 2016: soirée 6

IeA6sbmvLe Canal Auditif ne lâche jamais! Pourquoi? Parce qu’on était encore une fois présent «comme un seul homme» à la 6e soirée des préliminaires des Francouvertes qui se déroulent toujours au Lion d’Or. Au menu? Simon Daniel, Perdrix et La Valérie. Mais avant d’assister aux prestations de ces trois artistes dits émergents, on a eu droit à une solide performance de Philémon Cimon qui, pour l’occasion, était accompagné par un guitariste. Il nous a offert quelques chansons tirées de son plus récent album titré Les femmes comme des montagnes. J’ai curieusement pensé à Billy Bragg et The Wedding Present durant la performance de Philémon, tant le jeu de guitare rythmique des deux musiciens remémorait ces deux artistes… et c’est un compliment, bien entendu!

J’étais également flanqué de mon éternel acolyte LP Labrèche… qui ne pouvait couvrir cette soirée puisque notre homme a des relations que l’on pourrait qualifier d’intimes avec l’une des membres de Perdrix. Par souci d’objectivité, c’était votre humble scribouilleur qui était de service. Donc, après Philémon Cimon, c’est l’Acadien Simon Daniel qui avait l’honneur d’ouvrir cette soirée.

Proposant un jazz-rock un peu prog, le groupe qui accompagnait l’auteur-compositeur-interprète était techniquement irréprochable, particulièrement le claviériste/saxophoniste qui apportait une touche de singularité à la musique du groupe. Pour sa part, Simon Daniel vocalise avec une précision chirurgicale qui force le respect. Un excellent chanteur. Mais voilà, cette performance (entrecoupée à la toute fin par un système d’alarme qui s’est mis en marche seul comme un grand garçon) m’a laissé sur mon appétit. Simon Daniel est très talentueux, mais beaucoup trop lisse et «trop parfait» musicalement parlant pour m’avoir séduit. Ça manquait quelque peu de personnalité.

En deuxième partie, on a eu droit à la formation pop/garage/rock/yé-yé Perdrix. Menées par les sœurs Mariève et Mélanie Harel-Michon, l’univers absurde et ludique de la formation m’a beaucoup plu. Les mélodies orfévrées et les harmonies vocales des Michon font mouche à tout coup et le jeu du guitariste Guillaume Mansour donne un peu de tonus à cette pop qui pourrait paraître un peu convenue aux premières écoutes. Ne manque qu’à Perdrix une mise en scène plus déployée ainsi que des effets théâtraux amplifiés (ajout de costumes loufoques?), afin de bonifier l’humour farfelu du groupe. On pourrait alors assister à l’avènement d’une bande atypique fort intéressante. À surveiller!

Et cette soirée s’est terminée avec l’indie-rock de La Valérie. Évoquant une Rosie Valland (détenant nettement moins d’assurance) j’ai eu l’impression que la meneuse, Valérie De Niverville, n’assumait pas pleinement son rôle de leader. La perception d’assister à un concert où le groupe était clairement supérieur à son «chef» est venue grandement amenuiser mon appréciation. La Valérie devra prendre quelques bonnes doses de confiance si elle veut se démarquer de ses contemporaines.

Évidemment, le classement, qui fait suite à cette 6e soirée somme toute adéquate, ne reflète en aucun temps l’opinion de l’auteur de ces lignes. Pas grave, j’ai l’habitude!

1. Mon Doux Seigneur
2. Les Passagers
3. Édwar 7
4. Caltâr-Bateau
5. La Famille Ouellette
6. Sarahmée
7. Simon Daniel
8. La Valérie
9. Perdrix

La semaine prochaine? VULGAIRE, PONTEIX et Fudge.

http://francouvertes.com/

http://www.simondaniel.ca/

https://lavalerie.bandcamp.com/

https://perdrix.bandcamp.com/releases

Les Francouvertes 2016: soirée 5

IeA6sbmvJe me remettais à peine de la route entre Montréal et Rouyn-Noranda (et de la Boréale) que je mettais les pieds au Lion D’Or pour la cinquième soirée des Francouvertes… et d’autres Boréales. Misère! La vie est trop difficile. Bon. Suffit les plaintes, le ventre plein et le foie engorgé, c’était au tour de Cy, Mon Doux Saigneur et Marie-Claire de prendre la scène pour montrer aux spectateurs de quel bois ils se chauffent.

Avant que la relève se fasse entendre, nous avions droit à un mini-concert de Saratoga dans le cadre du 20e anniversaire du concours. Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse en plus de nous livrer trois pièces de leur EP, dont la chanson-titre Saratoga, ont expliqué leur expérience vécue aux Francouvertes. Humains à un point quasi pas possible et avec une belle touche d’humour, les amoureux ont expliqué ce qui a changé pour eux. Connaissant maintenant leur parcours, intimement lié à celui de Dany Placard, de part et d’autre par ailleurs, c’était une belle attention pour les prétendants nerveux qui peuplaient la salle.

Cy, quatuor issu de la Nouvelle-Écosse avait la tâche de lancer les hostilités. La filiation acadienne dans leur musique est claire et nette. À trois guitares, qui alternaient parfois pour une mandoline ou un clavier, les quatre jeunes hommes ont livré des pièces intéressantes, bien que peu convenues pour un public montréalais. On pense aux Sœurs McGariggle bien qu’ils ont encore des croûtes à manger pour rejoindre celles-ci. N’en demeure pas moins que la formation nommée en l’honneur d’un certain Célestin aux mœurs douteuses fait de belles harmonies vocales et possède un entrain contagieux. Leur enchaînement manquait toutefois de dynamisme et il aurait été judicieux d’avoir au moins une pièce à l’énergie débordante pour éviter de rester sur le même ton.

Puis, c’était à Mon Doux Saigneur de venir présenter ses pièces. Le jeune homme était entouré pour l’occasion de David Marchand (Eliza), Étienne Dupré (Caltâr-Bateau) et Eliott Durocher (Caltâr-Bateau) ainsi que la violoncelliste Mariane Bertrand. Avec un «dream team» comme ça, difficile de mal faire. Et pourtant, malgré cela, Mon Doux Saigneur a été surprenant par la force de ses compositions. Un spectacle puissant dans lequel textes intelligents, compositions audacieuses et rock déglingué faisaient bon ménage. Quelques petits trucs accrochaient ici et là, mais comme lui-même l’a si bien décrit: «plus c’est croche, plus ça torche». Pour la dernière chanson, il a troqué le trio pour une violoncelliste en solo et le résultat était touchant. Une belle prestation.

Finalement, c’était au tour de Marie-Claire de s’amener avec ses chansons qui mélangent rock alternatif, psychédélisme et mélodie peu usuelle. Certaines d’entre elles étaient tirées d’un EP à paraître le 21 avril prochain. Avec un visuel peu ordinaire pour les Francouvertes, un projecteur affichait des images pour accompagner la musique, la jeune femme de Sudbury s’est exécutée. Malheureusement, c’est resté un peu à plat. Est-ce l’ordre des chansons qui faisait défaut? Ou tout simplement la bonne vieille nervosité qui lui a joué un tour? Bref, c’était loin d’être médiocre et elle possède décidément un filon déjà bien défriché.

Après 5 étapes, les trois premières positions sont maintenant assurées d’atteindre la demi-finale. Le classement se décline comme suit :

1. Mon Doux Saigneur
2. Les Passagers
3. Edwar 7
4. Caltâr-Bateau
5. La Famille Ouellette
6. Sarahmée
7. Nicolet
8. Miss Sassoeur & Les Sassys
9. Dans l’Shed

On se revoit la semaine prochaine pour Simon Daniel, Perdrix et La Valérie.

http://francouvertes.com/

http://cymusique.bandcamp.com/releases

http://mondouxsaigneur.bandcamp.com/releases

http://marie-claire.bandcamp.com/

Les Quartiers d’Hiver 2016

O2kofvn4Après une première édition réussie, l’année dernière, Les Quartiers d’hiver étaient de retour en plein cœur de la saison froide abitibienne. En fait, pas totalement au cœur. Les organisateurs ont ingénieusement repoussé à mars la tenue de cette deuxième édition. En janvier 2015, nous avions eu droit à des froids records qui avaient passablement compliqué les choses. Bref, en mars c’est beaucoup plus tempéré. J’ai donc encore une fois traversé l’parc pour me remplir les oreilles de musique.

Cette année, l’organisation avait concentré ses efforts autour d’une quinzaine de spectacles. Le premier avait lieu jeudi soir à L’Agora des Arts. C’est à Beyries que revenait la tâche de lancer les hostilités. La jeune femme en était à son premier spectacle «professionnel». Elle avait joué auparavant quelques fois à l’Inspecteur Épingle. On la sentait fébrile, mais elle a rapidement pris le contrôle de la scène et charmé les nombreux spectateurs présents avec son folk mélodieux. On perçoit une grande influence d’Elton John et Sarah McLachlan.

Puis, c’était au tour des Sœurs Wainwright de présenter les chansons de leur album Songs In The Dark paru l’année dernière. Les deux frangines étaient habillées avec des robes identiques au goût… discutable. Apparemment un cadeau empoisonné de leur frère Rufus qui voulait s’assurer qu’elles n’obtiennent pas trop de succès. Martha et Lucy sont d’une humanité incroyable et elles nous ont envoyé leurs berceuses glauques avec un naturel et une douceur parfaite. En plus des chansons tirées de leur album commun, les sœurs se sont permis quelques chansons en solo chacune. Martha, en plus de nous livrer une chanson de sa mère Lullaby For A Doll, nous a joué quelques nouvelles chansons en primeur. C’était génial du début à la fin et comique à souhait. Notons qu’en rappel Martha a même chanté Ayoye d’Offenbach.

Pour mettre un terme à cette première soirée, Random Recipe venait clore la tournée Kill The Hook au même endroit où elles en avaient donné le coup d’envoi. La formation a offert une solide performance dynamique. Frannie et Fab sont intenses, magnifiques et puissantes sur scène. On se demande même parfois où elles puisent toute cette énergie. Les Dimples, Sultan et autres ont été livrées à la perfection avec toutes les nuances nécessaires. Les filles nous ont terminé le tout avec un medley des années 90 qui mélangeait Scrubs, Everybody Dance Now et plusieurs autres. Frannie a fini le tout en version acoustique sur le comptoir du Cabaret de la Dernière Chance. Une prestation plus que réussie!

Vendredi soir au menu, la chanson était à l’honneur avec Maude Audet, Simon Kingsbury et Dumas. La première a livré les chansons de Nous sommes le feu empreintes d’une belle sensibilité dans son interprétation. La chanson-titre de l’album était bien plaisante pour les oreilles alors que Dans les nues avait un petit quelque chose d’ensorcelant. Sa lourdeur cadencée est toujours allégée par sa voix aérienne et vaporeuse. Elle a terminé en douceur avec Contre ton corps on se sent moins vieux… pendant que les amoureux dans la salle se collaient en écoutant la jeune femme leur glisser de la douceur dans les oreilles.

Simon Kingsbury a lui aussi fait belle figure avec les chansons de son album Pêcher Rien. Comédien, En hauteur et Chandail ont ravi la foule tour à tour. Il a joué ma chanson préférée de son nouvel album Comme Douze tout comme Bonjour, une pièce écrite en l’honneur du Petit Bougnat, un bar à Liège où il terminait ses soirées lors d’un voyage en Belgique. Kingsbury reprend aussi les chansons de son EP, mais avec une approche franchement plus rock. Feux d’artifice et Spectateur rentrent au poste en ti-péché. Du beau travail de la bande.

Lorsque Dumas a pris la scène, j’étais dans la file pour la toilette. Honnêtement, je n’étais pas excité outre mesure par la venue du chanteur. J’avais été fan fini dans mes jeunes années, mais j’avais décroché dans les dernières années. Je m’attendais un concert rock plutôt conventionnel. J’avais tort. Steve Dumas est arrivé en pleine forme avec un concert disco-punk enlevant. Pas de farce, c’est de loin la performance la plus marquante des Quartiers d’hiver. En plus de ses chansons qui étaient maintenant dansantes, il est tout un showman. En parlant des gens rassemblés à l’Agora, il a dit: «si on prend les gens ici et qu’on compare ça à la population totale de Rouyn, c’est comme si on était au Stade Olympique». Ses boutades ont totalement marché alors qu’il nous envoyait par la gueule des versions alternatives de J’erre, Alors Alors, Je ne sais pas, Miss Ecstasy et une Vénus rock à souhait. Il a même fait un slow avec Linoléum, invitant les gens à danser collés. Il a même fait une blague d’ «en français-s’il-vous-plaît» (voir ma couverture de l’année dernière). Il a repris Dancing With Myself, mais en français et en rappel. C’était comique et bien réussi. Un spectacle incroyable. Rien de moins.

Je me suis ensuite dirigé vers le Diable Rond pour Les Hôtesses d’Hilaire qui encore une fois s’étaient donnés comme mandat de rocker la foule. Évidemment, c’est un mandat qu’ils ont rempli sans peine. Serge y est allé de plusieurs interventions au micro qui ont fait rire les spectateurs: «Les Hôtesses d’Hilaire ne vous recommandent pas de prendre de la drogue. MAIS. Si vous vous êtes plate, que vos amis sont plates pis que vous êtes là à texter au tour de la table, ben prenez des shrooms!». Encore plus tard: «de la MDMA sur la plage». Après 5 minutes de spectacle, Serge Brideau était en robe à quatre pattes sur le bar… ça vous donne une idée. Ils ont joué plusieurs chansons de leur dernier album dont Super Chiac Baby, Machine à Bière et Fait Faillite. Un autre excellent spectacle des Hôtesses.

Finalement, samedi est arrivé alors que mes organes commençaient à ressentir l’effet de la Boréale sur ceux-ci. Mettons que le fonctionnement interne n’était pas à son maximum. Les organisateurs avaient gâté les gens pour cette dernière soirée. Plants & Animals venait présenter les chansons de Waltzed In Form The Rambling qui paraîtra le 29 avril prochain. C’est tout à fait réussi, on y retrouve des petites touches de soul ici et là. Il y a quelques ressemblances aussi à Phosphorescent. Le groupe était accompagné pour l’occasion d’Adèle Trottier-Rivard (Louis-Jean Cormier). Un bon concert qui donne hâte à la fin avril.

Puis, Suuns venaient eux aussi présenter les chansons d’un nouvel album, Hold/Still à paraître à la mi-avril. Disons que les nouvelles chansons du quatuor ne sont pas faciles à digérer. Leur approche plus électro et moins accessible a même découragé bien des spectateurs présents qui n’ont pas terminé la prestation. C’est à la fois bruyant et atmosphérique. C’est aussi beaucoup moins groovy que sur Images du Futur. Le groupe a tout de même remercié ceux qui ont persévéré avec un rappel. Une chose très surprenante pour le groupe qui n’est pas un fan de retour sur scène après une certaine acclamation.

Par la suite, je me suis rendu dans le sous-sol du Petit Théâtre du Vieux-Noranda pour assister à un spectacle de Carapace, une jeune formation punk de Rouyn-Noranda. Même si ce n’est pas encore à point, ils sont très prometteurs avec un punk inventif et dynamique.

Finalement, mon dernier arrêt des Quartiers d’hiver 2016 était au Cabaret de la Dernière Chance pour Avec le soleil sortant de sa bouche. La formation montréalaise donne très peu de concerts et je me sentais privilégié de pouvoir les voir dans une salle si intime. Le quatuor a rocké la casbah avec de longs jams répétitifs et dansants. Les bassins se sont fait aller à profusion sur les chansons de Zubberdust! La chimie entre ces musiciens talentueux est magnifique à voir sur scène. Une très belle façon de mettre un terme à cette nouvelle édition.

Encore une fois, on peut dire mission accomplie pour l’organisation du FMEAT. Je sais que je me répète, mais ils sont d’une efficacité et d’un cran indéniables. Ce fut une très bonne décision de déménager le festival à la mi-mars plutôt qu’à la fin janvier. La température plus clémente donnait envie de se déplacer aux concerts. Longue vie aux Quartiers d’hiver!

http://www.quartiersdhiver.com/

Les Francouvertes 2016: soirée 4

IeA6sbmvDéjà, la 4e soirée des Francouvertes! J’étais donc de retour au Lion d’Or, fidèle au poste, afin d’assister aux prestations de Dans l’Shed, La Famille Ouellette et Câltar-Bateau. Avant d’entendre la relève, on a eu droit non pas à une, ni à deux, mais bien à trois importantes pointures du rock québécois en prestation. En effet, Dany Placard, Francis Faubert et Antoine Corriveau étaient réunis sur scène, avec l’excellent Mat Vézio derrière les fûts, afin de célébrer cette 20e édition.

Sous le pseudonyme Les Gentlemen Sales, les gars ont interprété à tour de rôle une chanson tirée de leurs plus récentes parutions. Et laissez-moi vous dire que la facture folk rock stoner préconisée par ces trois auteurs-compositeurs-interprètes a charmé au plus haut point l’auteur de ces lignes. Assez pour accoster Placard et lui transmettre mon enthousiasme quant à cette formule gagnante. Du gros stock!

Par la suite, le duo gaspésien Dans l’Shed avait la lourde tâche de poursuivre dans la même veine… et somme toute, Éric Dion et André Lavergne ont offert une prestation fort respectable. Après un début très «folk keb années 70» qui m’a quelque peu ennuyé, le tandem a emprunté une tangente plus «roots», plus bluegrass, qui attribuait une nette authenticité à la performance. J’ai bien apprécié le solide Grilled Cheese Blues et je salue la cohérence de même que la virtuosité des deux musiciens. Un seul petit bémol pour la longueur des présentations.

Le deuxième acte faisait place à une joyeuse bande humoristique/sarcastique, amalgamant électro-pop et indie rock fédérateur, nommée La Famille Ouellette. Tous vêtus d’un «hoodie» faisant penser à une version modernisée de La Famille Slomo (RBO), le sextuor incorpore trompette et claviers à leur arsenal sonore et ce qui les distingue est sans contredit ce chant collectif puissant et rassembleur. Quand un groupe introduit une pièce de son répertoire en disant que «la prochaine chanson est crissement nice!», je ne peux que souscrire à la proposition. J’ai noté quelques faiblesses mélodiques, mais rien qui est venu amenuiser mon appréciation. Strictement sur le plan «entertainement value», La Famille Ouellette est l’une des meilleures prestations que j’ai vues aux Francouvertes. Rien de moins!

Et cette superbe soirée s’est terminée comme elle avait commencé avec le rock dit orchestral de Câltar-Bateau. Difficile de mettre le grappin sur ce que crée le septuor tant ce qu’il propose est d’une originalité indéniable. J’y entends, en mode rock, un peu de la formation américaine Titus Andronicus. J’y discerne également des références à Talking Heads, mais bien franchement, je complimente avec ferveur la singularité musicale de ce groupe aussi accessible que différent. Le mélange violoncelle/saxophone/guitare électrique est parfaitement réussi. Que dire de la dernière pièce (et un classique argentin) titrée Subo Subo? Une grande chanson aussi labyrinthique qu’intelligible; signe d’une formation musicalement et mélodiquement supérieure.

En quittant ma confortable demeure, je me suis dit que j’aurais préféré visionner un bon match de basket-ball de la NBA plutôt que de couvrir cette 4e soirée des Francouvertes. Que ça me serve de leçon, car cette séance constitue l’une des meilleures auxquelles j’ai assisté depuis que LCA couvre le sympathique concours. La preuve que la vie est une minuscule prise de risque (particulièrement dans notre paisible Québec) qui peut parfois emmerder royalement ou encore étonner totalement. Et hier soir, le ravissement était au rendez-vous!

Après 4 soirées, le classement des 9 places menant aux demi-finales se lit comme suit:

1. Les Passagers
2. Édwar 7
3. Caltâr-Bateau
4. La Famille Ouellette
5. Sarahmée
6. Nicolet
7. Miss Sasseour & Les Sassys
8. Dans l’Shed
9. Guillaume Mansour Expérience

http://francouvertes.com/

https://danslshed.bandcamp.com/

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https://caltar-bateau.bandcamp.com/