Évènements spéciaux Archives - Page 2 sur 75 - Le Canal Auditif

Karkwa de retour pour un concert-bénéfice pour Petite-Vallée!

C’est une grosse nouvelle qu’on apprend ce matin. Karkwa sera de retour sur scène le temps d’une soirée le 23 octobre prochain pour amasser des fonds pour le village en chanson de Petite-Vallée. On se rappellera qu’à la mi-août, l’impensable arrivait et le mythique Théâtre de la Vieille Forge partait en fumée.

Grande désolation ce matin, un trésor national est la proie des flammes. Heureusement, il n'y avait personne sur place….

Posted by Village en chanson de Petite-Vallée on Tuesday, August 15, 2017

 

Le feu n’a pas laissé grand-chose derrière lui.

 


Crédit photo: Camille Gladu-Drouin / Flamme

Sauf une volonté de chanter plus haut que le feu. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer. La communauté artistique s’est mobilisée et des concerts ont été organisés un peu partout à travers la province. Voici au tour de Montréal de faire sa part le 23 octobre au MTELUS. Et ce sera le retour de Karkwa sur scène! Pour un soir seulement. Évidemment, ils ne seront pas seuls. Marie-Pierre Arthur qui est native de la région sera une fois de plus sur scène pour soutenir la communauté de son enfance. On y verra aussi Michel Rivard et Octobre qui fera aussi un retour! Oui, Pierre Flynn et compagnie vont reprendre du service avec le groupe qui a adapté le rock prog à la scène québécoise.

Bref, on vous invite à soutenir les efforts pour reconstruire le Théâtre de la Vieille Forge et permettre à la culture de survivre dans cette région peu populeuse, parce que c’est important et primordial. Pour les billets, visitez le site du MTELUS.

Écoute exclusive : ÉQUIPE DE FOOT – Fireworks

ÉQUIPE DE FOOT compte seulement deux joueurs. Mike, le #19 et Alex, le #23. L’un joue de la batterie, l’autre de la guitare. Et à eux deux, ils produisent des chansons de rock qui possèdent une bonne lourdeur et des mélodies efficaces. La formation bordelaise lancera le 6 octobre prochain son premier album intitulé Chantal. En attendant l’arrivée de celui-ci, vous pouvez découvrir le groupe grâce au vidéoclip de la chanson Fireworks. Leurs passages rapides de la lourdeur grasse à un dépouillement presque mélancolique sont particulièrement efficaces. En plus de tout ça, le groupe fait partie du Collectif du Fennec, un regroupement d’artistes bordelais qui se sont alliés pour survivre. On aime.


 
 

Et pour voir ÉQUIPE DE FOOT sur scène:

12/10 : festival Eldorado – Café de la Danse / Paris
13/10 : release party – Bordeaux
31/10 : Joker’s Club – Angers
02/11 : festival Nevers à Vif – Nevers
03/11 : 1988 Club – Rennes
04/11 : Alternateur – Niort
05/11 : Ferrailleur – Nantes
25/11 : Ptit Minou – Brest
30/11 : Toulouse
01/12 : Cargö de Nuit – Arles
08/12 : Atabal – Biarritz
11/01 : Lyon
12/01 : Brise-Glace – Annecy
19/01 : Suisse

Site Web

Ásgeir : Un autre Islandais digne d’attention

Ásgeir sera en concert au Théâtre Corona le 26 septembre prochain. Mais qui est cet Islandais au juste? Nous vous le présentons en cinq chansons qui ont marqué sa jeune carrière.

Leyndarmál

Ásgeir Trausti est né sur une toute petite île de l’archipel islandais où vivait seulement une dizaine de personnes. Il a grandi dans le silence et la solitude tout en tombant en amour avec la musique à travers Nirvana, Bob Dylan et Johnny Cash. Après une avoir été le meilleur lanceur de javelot pour les moins de 15 ans d’Islande (oui, oui, vous avez bien lu), il revient à la musique suite a une blessure. Cela le mène tranquillement vers la création de son premier album : Dýrð í dauðaþögn. Celui-ci sera acheté par un islandais sur 10 à sa sortie. C’est énorme! Malgré son jeune âge, il a à peine 21 ans, ses chansons de folk mélodieux trouvent rapidement une place dans le cœur des mélomanes.


 
 

Hvítir Skór

En décembre 2012, il participe à un projet avec Blaz Roca, un rappeur islandais. Cela donne une chanson de Noël un peu étrange qui incorpore un peu trop les Télétubbies. Mais voilà, la trame est tout à fait réussie et accrocheuse. La chanson a passé neuf semaines au numéro 1 des palmarès islandais. On va se le dire, c’est hyper contagieux comme mélodie.


 
 

King and Cross

Vous risquez d’avoir un sentiment de déjà entendu en pesant sur « jouer » sur King and Cross. En effet, c’est la version en anglais de Leyndarmál. En 2013, Ásgeir s’est allié au musicien John Grant pour retravailler ses chansons en anglais. Cela a donné l’album In the Silence qui a connu un succès en Islande et à travers l’Europe. On remarque que la production devient de plus en plus léchée et travaillée.


 
 

Unbound

Ásgeir a lancé en février dernier un premier simple de son album Afterglow paru en mai. Non seulement Unbound est accompagné d’un clip magnifique qui joue sur la limite de la réalité et du fantasme, mais il propose une nouvelle esthétique sonore. Ce premier simple a permis de se rendre compte que l’Islandais avait pris de nouvelles avenues de création. Les pièces sont produites de manière beaucoup plus contemporaine et empruntent à l’électro-pop et à la soul. On y entend des similarités avec SOHN, Bon Iver et Ben Howard.


 
 

I Know You Know

Ásgeir continue son parcours impressionnant qui l’a porté à l’avant-plan de la scène européenne en seulement 5 ans. Plus mature, l’auteur-compositeur-interprète a lancé plusieurs chansons qui mélangent soul et rythmes dansants avec Afterglow. I Know You Know vous donnera certainement envie de vous déhancher grâce à son rythme contagieux et entraînant.


 
 

Ásgeir sera en concert au Théâtre Corona le 26 septembre 2017.
Pour vous procurer des billets, c’est par ici :

Billetterie

POP Montréal 2017: soirée du 17 septembre

Ça y est, ma dernière soirée à Pop. Après celle d’hier, disons que je n’y vais pas de reculons. Ça laisse toujours un vide quand ça finit, mais on se rappelle vite à quel point ça a valu la peine. Allons-y avec cette ultime soirée.

Munya

Tristement, elle a commencé avec une performance assez plate, merci. Je dirais bien qu’elle était décevante, mais MUNYA n’a pratiquement rien à nous offrir encore au niveau de la musique. Elle est seule avec un échantillonneur, un clavier et quelques autres objets, mais elle ne les maîtrise visiblement pas. À trois reprises s’est-elle enfargée dans leurs potentiomètres. Elle a même coupé court et recommencé une pièce – c’en était presque malaisant par moments. C’est néanmoins une bonne chanteuse, mais ses mélodies puisent souvent dans le déjà-vu. Son set n’était pas totalement inintéressant – il y avait par-ci par-là de belles textures et une belle recherche plastique –, mais le tout était très loin d’être prêt à être présenté devant public.

soclose

soclose la suivait de près, faisant heureusement grimper un peu le niveau de professionnalisme dans la garde-robe-esque Casa del Popolo. Pour moi le point fort du trio basse – sampling – voix était définitivement le bassiste; complètement en contrôle de son instrument, il nous a sorti au courant du concert quelques lignes de basses très juteuses. Les deux autres membres sont tout de même bons, mais on leur trouve avant longtemps quelques lacunes : la chanteuse n’est pas toujours totalement juste, et ce que le DJ fait autre que contrôler les très grandes lignes des pièces est plus ou moins intéressant (ou utile). Outre tout ça, les pièces sont un peu monotones, l’interaction avec le public était un peu chancelante et le tout était peu original. C’était une performance adéquate de musique correcte – déjà une amélioration par rapport au premier acte.

Raveen

C’est Raveen qui a réellement commencé la soirée pour moi avec leur pop tantôt minimaliste, tantôt complexe et planante. Leur musique est aussi bien composée qu’elle était jouée, par trois excellents musiciens – un batteur, un bassiste/claviériste et un chanteur/claviériste – comme transportés par une seule et même énergie. On a eu droit à de belles nuances et une très belle recherche sonore et technique, et ce surtout de la part du bassiste. Son instrument perdait ses origines dans les effets, jouant sporadiquement le rôle d’un synthétiseur ou d’une guitare, et il ne suffisait de l’entendre jouer que quelques secondes pour comprendre qu’il savait ce qu’il faisait. L’excellence de la performance allait de pair avec une composition originale et évolutive, tirant parfois sur le progressif, et ladite paire donnait un tout original et continuellement intéressant. On nageait entre des moments plus free, des harmonisations digitales à la Bon Iver et des mélodies à la Half Moon Run tout en restant très loin de l’incohérence. L’aisance scénique des musiciens dès le début du concert ne laissait planer aucun doute sur leur professionnalisme, et de fait, aucune déception de ce côté non plus. À chaque pièce, j’en aurais pris facilement deux fois plus.

Ouri

La soirée s’est malheureusement terminée en queue de poisson, non pas pour cause de mauvaise performance, mais bien parce que l’ordinateur d’OURI était, selon ses dires, « mort ». On suppose que ce n’est pas une façon de parler du pourcentage de la batterie, parce qu’elle a amené son matériel pour faire un DJ set pour remplacer sa performance personnelle. C’est assez plate, parce que ça aurait bien bouclé la boucle Popale en mautadit comme show… Au moins, son DJ set était loin d’être ennuyant; bien construit, recherché et assez original, sans compter la qualité des transitions et des manœuvres. Pas mal tout y était, mais ça reste un DJ set, l’affaire qu’on fait faire aux artistes quand leur public est trop soûl ou quand ils ne veulent pas traîner tout leur gear.

Malgré que la soirée ait été décevante à plusieurs égards, elle signe la terminaison d’une autre très belle année de Pop Montréal. Ce serait un euphémisme de série B que de dire que ça donne hâte à l’an prochain. La seule chose qui pourrait faire passer le temps plus vite, c’est le nouvel album de Tool (ceci est un message dirigé directement à Maynard James Keenan dans un intérêt public).

POP Montréal 2017 : suite et fin pour Raphaëlle Thibault-Vanasse

Je continue mon périple à POP avec une soirée et un BBQ de spectacle!

Résonner à la Un Blonde

De retour à l’église St.John the Evangelist pour assister à la soirée d’Un Blonde. Peu après la parution du fascinant Good Will Come to You, Jean-Sébastien Audet (dit Un Blonde) s’est présenté dans un lieu quasi rempli par des curieux et des admirateurs. Sur scène, il était accompagné de Rafferty McMahan à la basse, d’Alex Lavoie à la batterie, de Brad Loughead à la guitare, de trois choristes et du quatuor à cordes Warhol Dervish. Beaucoup de monde dans un petit lieu religieux, je vous dirais! Mais honnêtement, le décor a renforcé énormément la musique d’Un Blonde. Les airs gospels, les improvisations jazz ou même le blues a fait résonner les murs de l’église. C’est surtout la voix de Jean-Sébastien Audet qui nous a impressionnés, et ce, dès les premières notes. Un timbre vocal mielleux et planant qui a su charmer tout au long de la prestation. Enchainant les différentes pièces du disque Good Will Come To You, le meneur de jeu s’est démontré peut-être un peu discret quant à ses interventions avec le public. Oui, le spectacle était rodé. Tout était visiblement planifié et réfléchi. Ceci dit, il aurait été intéressant de piquer des petites jasettes par-ci, par-là. Histoire de comprendre encore plus l’essence des chansons de l’album. Le manque de discussion au micro donnait cette impression de concert un tantinet linéaire. Ce qui était un peu décevant, à mon avis. Par contre, l’exécution musicale nous fait rapidement oublier ce bémol. La section de cordes donnait beaucoup de clarté aux pièces. Les choristes accompagnaient Audet avec précision. Chaque musicien avait un rôle spécifique à jouer sur scène. On le sentait bien. Audet guidait chacun d’entre eux. Les différentes tonalités se mariaient assez rapidement à la voix du chanteur. Le lieu de l’Église St-John jouait beaucoup sur les mélodies d’Un Blonde… Le fait de pouvoir entendre le tout dans un tel lieu a permis de confirmer que Jean-Sébastien Audet est un artiste à suivre de très près.

Best Fern en ouverture

Le duo Best Fern a eu pour mission d’ouvrir pour Un Blonde. Avec leurs arrangements musicaux assez minimalistes, les deux membres, composés d’Alexia Avina et de Nick Schofield, nous ont proposé des ballades en électro ambiant (assez downtempo) qui ont su tamiser l’ambiance de l’Église St.John. Avec deux petites galettes à leur actif (un EP et un démo de reprises), les Montréalais de Best Fern ont proposé un univers aérien au public assis en face d’eux. La voix gracieuse d’Avina colorait les instrumentations électroniques de Nick. Les artistes se complétaient sur scène. Leur musique ne faisait qu’un. Très jolie.

Pelada

Pop, c’est aussi ses barbecues gratuits où on peut siroter quelques verres sous le soleil chaud. Mercredi dernier, au lancement, je suis allée à la rencontre du groupe Pelada qui assurait l’ambiance de la soirée d’ouverture du festival dans les quartiers généraux Pop. Qui est Pelada? Un duo composé de Chris Vargas et de Tobias Rochman œuvrant dans la techno acide très convulsive, frôlant un peu le punk à quelques reprises. En plus de chanter uniquement en espagnol, Pelada s’est démarqué pendant cette prestation. Déjà là, on peut dire que c’est une « belle bibitte ». Les membres sont de véritables bêtes de scène qui ont fait hocher la tête de plusieurs personnes dans le public. L’énergie qui les possédait était palpable. Les synthétiseurs se déferlaient et effectuaient des rythmes dynamiques. Il va sans dire, c’était une belle découverte musicale. Allez voir leur EP de deux chansons titrées No Hay et Ten Cuidado… vous allez voir. C’est très particulier, mais c’est un beau particulier.

Bonjay

Samedi soir, la météo annonçait que du bon pour la formation Torontoise Bonjay qui grimpait sur la scène du BBQ Pop. Avec des mélodies RnB/Soul/Reggae, le groupe a fait danser la foule. Ce n’était pas compliqué. Avec deux projets à leur actif (Broughtupsy et Gimmee Gimmee EP), j’ai trouvé que le groupe s’en donnait à cœur joie. Enchainant les différents titres de leurs propositions, la musique s’est rendue assez rapidement à un auditoire curieux et attendri. Notons aussi la présence scénique de la chanteuse Alanna Stuart qui s’est démontrée polyvalente, charismatique et sympathique sur scène. Bougeant de chaque côté de l’espace, la meneuse de jeu habitait très bien les planches du BBQ Pop. En plus d’être accessible, Bonjay a rejoint plusieurs oreilles pendant cette performance.

Lunice

Autour de Lunice de prendre part à la fête. Originaire de Montréal, Lunice était très présent à la console sur scène. Avec des sons qui rappellent Flying Lotus, Gaslamp Killer et Hudson Mohawke avec qui il fait partie du duo TNGHT, la musique de Lunice s’est avérée efficace et pétillante. Par contre, à certains moments, j’avais peut-être l’impression que le DJ en mettait un peu trop pour plaire au public. Ça devenait un tantinet lourd. Mis à part ce petit point, Lunice reste un DJ assez intéressant à voir en spectacle. Ses mélodies vivifiantes inspirées principalement par le trap et le hip-hop ont donné un gros coup de poing. Elles incitent même à faire quelques grouillades…

Le Vaudeville de Kid Koala

Vers les 18 h, Kid Koala s’est présenté dans un décor assez spécial… une sorte de théâtre vivant composé à partir de tissus éclatants. D’entrée de jeu, Kid Koala nous avise que ça sera un spectacle qui progressera de plus en plus vers le bizarre. On a eu droit à beaucoup de choses étranges, mais qui faisaient bien le travail. Au début, Kid Koala présente des pièces avec ses sons d’oiseaux en arrière-plan. Accompagné d’une troupe de comédiens, l’artiste était bien entouré. Ceux-ci se promenaient avec une série de marionnettes pour faire concept aux pièces jouées. La performance était très esthétique. Elle est venue en étonner plus d’un. Plus le concert avançait, plus c’était original. Kid Koala est un excellent musicien doté d’un très grand sens du rythme. Tout était bien précis… et son vaudeville… eh bien on y croyait. Du début jusqu’à la fin.

Merci à toute l’équipe du Pop! À l’an prochain!