Chroniques Archives - Page 2 sur 138 - Le Canal Auditif

Les 3 étoiles du 11 août 2017

Thierry Bruyère – Au service de sa majesté

Thierry Bruyère nous annonce la sortie de son nouvel album Rêver plus fort le 20 octobre prochain. Pour ce faire, il nous parachute le sympathique et mélodieux premier simple intitulé Au service de Sa Majesté. L’album est réalisé par Navet Confit et manifestement, l’alliance des deux créateurs donne de très bons résultats. Ce sera une des sorties à surveiller cet automne!


 
 

Destroyer – Sky’s Grey

Si le temps gris de la fin de semaine vous effraie, sachez que Destroyer est là pour vous. Dan Bejar est de retour avec cette chanson mélancolique au texte très intéressant. Il annonce par le fait même la sortie de son nouvel album Ken le 20 octobre prochain. On retrouve sur le premier simple un mélange des sonorités de la dernière galette, Poison Season et la précédente, l’excellente Kaputt. C’est prometteur.


 
 

Alaskalaska – Bitter Winter

Alaskalaska lancera son premier EP, homonyme, le 29 septembre prochain. En attendant la sortie, vous pouvez découvrir la bande à travers le clip pour le premier simple intitulé Bitter Winter. C’est une ritournelle pop inventive aux sonorités de cuivres chaudes et à la basse très groovy. C’est hyper efficace malgré l’audace dont fait preuve la bande. Particulièrement lors du refrain où le groupe ose la sonorité tombante avec succès.

Le vieux stock : Godspeed You! Black Emperor – F♯ A♯ ∞

« The car’s on fire and there’s no driver at the wheel… » La scène pourrait faire partie d’un film, une sorte de drame post-apocalyptique dans une Amérique en perdition. Mais ces mots sont plutôt issus d’un monologue qui ouvre le classique F♯ A♯ ∞ de Godspeed You! Black Emperor, paru il y a 20 ans, et qui a établi la réputation du collectif montréalais comme un groupe à part dans le paysage musical.

Dans les faits, si on cherchait la trame sonore parfaite pour illustrer la fin du monde, c’est probablement vers cet album qu’il faudrait se tourner. Certes, le groupe a sans doute atteint de plus hauts sommets par la suite en termes de puissance sonore et de richesse orchestrale, mais F♯ A♯ ∞ porte la marque de ces œuvres inoubliables qui traversent le temps parce qu’elles nous hantent et nous habitent…

Situé quelque part entre le post-rock, la musique concrète et l’échantillonnage sonore, F♯ A♯ ∞ fait figure d’objet hétéroclite, même dans une discographie pourtant riche en expérimentation comme celle de GY!BE. Il faut dire que cet album a été enregistré dans des circonstances particulières… et deux fois plutôt qu’une!

En effet, sorti d’abord en format vinyle sur l’étiquette Kranky en 1997, l’album a été réenregistré pour sa sortie en CD l’année suivante. Et alors que la version vinyle (limitée d’abord à 500 copies) ne contenait que deux pièces pour une durée de près de 40 minutes, la formation a réarrangé le matériel pour la version CD, qui contenait cette fois trois longues pièces réparties sur une heure de musique.

Il est vrai que F♯ A♯ ∞ donne parfois l’impression d’un collage. La pièce The Dead Flag Blues s’ouvre sur un monologue tiré d’un scénario inachevé du guitariste Efrim Menuck, sur fond de complainte guitare-violon, avant qu’un sifflement de train nous entraîne dans un thème western, jusqu’à la finale étrangement optimiste. Quant à East Hastings, qui tire son nom d’une rue du quartier Downtown Eastside de Vancouver, elle démarre avec le monologue d’un prêcheur, jusqu’à ce qu’apparaisse une sombre mélodie immortalisée dans le film 28 Days Later de Danny Boyle, avant de se fondre en drone. Enfin, Providence, dont seule une partie figurait sur la version vinyle de 1997, enchaîne une section quasi-prog en 7/8 (l’envoûtante Dead Metheny) avec une marche de style militaire, pour ensuite se conclure sur un collage.

Curieusement, j’ai d’abord découvert GY!BE par le EP Slow Riot for New Zero Kanada, sorti en 1999. Je me souviens encore d’avoir été happé par cette musique à la fois grandiose, sombre et inquiétante, capable de véhiculer les plus vives émotions par sa simple trame instrumentale. Et si le groupe a ensuite perfectionné son art en signant des pièces plus cohérentes, donnant moins l’impression d’une succession de mouvements différents, F♯ A♯ ∞ reste pour moi l’album le plus cinématographique de GY!BE, pour sa richesse d’évocation et ses ambiances variées.

F♯ A♯ ∞ est aussi un album marquant en ce qu’il témoigne d’un moment précis dans l’histoire de Montréal. En effet, c’est sous l’impulsion de gens comme Menuck et Mauro Pezzente (et sa femme Kiva Stimac) que le studio Hotel2Tango, la Sala Rossa ou la Casa del Popolo ont vu le jour, contribuant à établir la métropole québécoise comme une plaque tournante de l’indie rock dans les années 2000.

C’est également par ce disque que le mythe autour de la formation a commencé à se construire. Leur méfiance envers les médias, l’industrie de la musique, leur réticence à accorder des entrevues, l’idée voulant qu’ils soient des anarchistes, qu’ils vivaient tous ensemble à l’Hotel2Tango… Tous ces éléments en ont fait un groupe auréolé d’un secret qui tranche avec la culture actuelle de la musique pop.

Oui, sans doute a-t-on un peu romancé l’impact de GY!BE et son histoire, la réalité étant souvent plus complexe qu’elle n’y paraît. Et alors que le collectif vient d’annoncer la sortie de son sixième opus, Luciferian Towers, pour le mois de septembre prochain, apprécions donc F♯ A♯ ∞ pour ce qu’il est : un des meilleurs disques des années 90, point. Pour moi, c’est Joe Tangari, du magazine Pitchfork, qui a probablement le mieux résumé l’essence de ce disque en écrivant que « si F♯ A♯ ∞ nous a appris une chose, c’est celle-ci : l’Apocalypse sera belle. »

Godspeed You! Black Emperor
F♯ A♯ ∞
Kranky/Constellation
63 minutes
14 août 1997

http://cstrecords.com/godspeed-you-black-emperor/

OUMF 2017 : une rentrée universitaire digne de ce nom

Pour sa 7e édition, le OUMF ramène son party dans le Quartier latin avec tout pour plaire aux jeunes (et moins jeunes) : du hip-hop, de l’électro, du rock, de l’humour et même… du quidditch. Oui, vous avez bien lu!

Straight Outta Compton… et du Mile-End

Cette année, l’événement à ne pas manquer sera une bataille de DJ entre le légendaire DJ Yella (N.W.A.) et DJ Windows 98, l’alias de fin de soirée de Win Butler (Arcade Fire). Les fans de rap seront aussi rassasiés avec des performances de Koriass, EMAN X Vlooper qui font paraître un nouvel album sous peu, Lary Kidd, KNLO et Bad Nylon. De plus, des DJ avec de forts penchants pour le hip-hop occuperont la scène : Ragers, VNCE Carter (Dead Obies), Shash’U et Ryan Playground. Pour les fans d’électro plus dansant, Hologramme sera en performance le vendredi 8 septembre.

Les gros beats, ce n’est pas trop votre style? Vous pourrez vous rattraper avec Fred Fortin et Les Hay Babies. Ou si vous possédez un coeur de rockeur, les excellents The OBGMs vont casser la baraque avec leur spectacle enlevant. Ce n’est pas tout, Les Deuxluxes, Gulfer, Anemone et HOAN seront aussi de la partie. Les fans d’électro-pop pourront venir voir Radiant Baby alors que ceux qui préfère les rythmes lascifs pourront se gâter à Men I Trust.

Pas juste de la musique

Si la musique c’est plus ou moins votre truc… je me demande sérieusement comment ça se fait que vous nous lisiez en ce moment. Mais voilà, il y a aussi de l’humour dont un gros spectacle de la rentrée animé par Eddy King avec Mehdi Bousaidan, Marie-Lyne Joncas, Daniel Pinet, Arnaud Soly et Rosalie Vaillancourt. Mais comme l’humour c’est un truc de riche, vous devrez payer pour entrer.

Ce n’est pas tout, une foule d’autres activités seront là pour vous, comme de l’art visuel un peu partout dans les rues, des expositions, du cirque et des matchs d’impro en compagnie de la LIM. Même les sportifs y trouveront leur compte avec un mini-putt et du QUIDDITCH! Malheureusement, les apprentis sorciers ne semblent pas capables de faire voler leurs balais. Je vous dirais que je suis déçu… mais bon, je ne veux pas leur rajouter plus de peine… déjà qu’ils doivent être tristes que les balais ne veulent rien savoir de s’envoler.

Bref, c’est un rendez-vous dans le Quartier latin du 6 au 9 septembre prochain!

http://oumf.ca/2017/fr/

Osheaga 2017 : Jour 3

Dernière journée de l’édition 2017 d’Osheaga. La pluie cette fois n’était plus une menace du tout pour cette ultime soirée. La foule était dense au Parc Jean-Drapeau, l’air était frais et aucune annulation n’avait été signalée.

And the crowd goes…

Il n’y a pas si longtemps encore, Run The Jewels était presque de parfaits inconnus. Les deux rappeurs marginaux étaient aimés d’un groupe niché de mélomanes. Mais voilà qu’hier sur la grande scène, El-P et Killer Mike étaient encouragés par une foule bruyante qui a chanté à maintes reprises des « R-T-J » à tue-tête. Un événement qui a atteint son paroxysme pendant Legend Has It tirée de leur dernier album. De celui-ci, ils ont joué plusieurs chansons dont Stay Gold et Talk To Me. Le duo a aussi repris sa collaboration avec DJ Shadow, Nobody Speak. Rajoutez à ça une bonne dose de Close Your Eyes (and Count to Fuck) et la chansons Run The Jewels, tirée de leur premier album.

El-P et Killer Mike ont pris le temps de remercier la foule d’être présente en si grand nombre et de participer à ce qu’ils aimeraient être un mouvement social en plus d’un groupe. En tout cas, c’est bien parti et ça fait chaud au cœur de voir un groupe qui fait aussi bien les choses réussir à toucher tant de gens.

Les bizarreries de fin d’après-midi

Le dernier album de SOHN ne m’avait peut-être pas complètement convaincu, mais c’est loin d’être terrible. Par contre, sa pop avec un gros penchant électronique et un plus grand penchant soul n’est pas tout à fait taillée pour les scènes extérieures de festival à la lumière du jour. Il a livré Hard Liquor, Falling et Rennen du dernier effort en plus d’enchaîner quelques titres de Tremors. Disons que le tout aurait été plus convaincant dans l’intimité d’une salle. L’Anglais a donné une bonne performance, quoique statique, puisqu’il est assis derrière ses instruments électroniques.

Je me suis par la suite dirigé à Foxygen qui semblait en grande forme. Sam France, fidèle à son habitude, semblait sur le point d’exploser à tout moment. Il a donné une bonne performance où il semblait capable de tenir la route avec le groupe et avait mis de côté ses crises erratiques qu’on lui connaît. Par contre, ses interventions au micro étaient malaisantes, notamment il a accusé gratuitement la foule de s’en foutre des chansons de Hang, leur dernier album. Par contre, Jonathan Rado était solide tel un roc, entouré de musiciens compétents, dont un trio de cuivres. Les sonorités étaient chaudes et puissantes.

Avoir l’air de défoncés, mais…

Si certains artistes ont de la misère à tenir la scène pour raisons d’abus précédent la performance, Die Antwoord, fait exactement le contraire. La formation a créé une image marginale autour d’eux, mais la qualité constante de leurs performances trahit un professionnalisme exemplaire. Encore une fois à Osheaga, le duo a livré une performance du tonnerre où les tubes à succès se sont enchaînés rapidement. Le groupe a offert Daddy, Fatty Boom Boom, Banana Brain, Pitbull Terrier, I Find U Freaky et Baby’s On Fire. C’était un peu ahurissant de voir tous ces jeunes chanter et danser sur Cookie Thumper! Une apologie de la sodomie peu déguisée quand même! Avec une pièce à saveur quasi techno, le groupe a fait danser la foule avant de se retirer sous les applaudissements bien mérités de la foule. Et que dire de l’aspect visuel qui comptait sur des images de petits personnages ressemblant à des chérubins avec d’immenses pénis expulsant du liquide à tout vent… C’était, disons, un peu intense. Tout comme les deux danseurs qui étaient synchronisés parfaitement avec le groupe.

Parlant de défoncer, c’est exactement ce que DFA 1979 a fait. Avec un mélange efficace de chansons tirées de You’re a Woman, I’m a Machine et The Physical World, Sébastien Grainger et Jessy F. Keeler était en grande forme. Grainger a même fait quelques blagues. Alors que Keeler remarquait qu’il n’y a qu’au Canada qu’on dit « it rips », Grainger a répliqué : « But we’re not in Canada here. Actually this is not even a country. C’est l’hiver. That’s for all you non-millenials out there. » Bref, la paire était de party et la foule aussi qui a abondamment brassé sa tête sur Little Girl et Trainwreck 1979
pour ne nommer que celles-là.

Une édition réussie, mais…

On peut dire que cette édition d’Osheaga était réussie, mais ça manquait quand même de têtes d’affiche affriolantes et cela s’est ressenti dans la vente de billets qui pour une première fois n’affichait pas complet. Par contre, l’équipe d’Evenko a réellement réussi un petit miracle en prenant en compte le changement de site complet. De plus, la sous-carte était toujours de bonne qualité.

On se dit à l’année prochaine!

https://www.osheaga.com/

Osheaga 2017: Jour 2

Cette deuxième journée d’Osheaga s’annonçait heureusement plus ensoleillée que la veille. En cette deuxième journée, ce sont plutôt les annulations qui pleuvaient. Tout d’abord, à notre grand regret, nous savions que Solange n’y serait pas. À cela s’est ajouté Georges Ezra, Lil Uzi Vert et Darius. Mais bon, il nous restait beaucoup de bons groupes à attraper.

Des hommes (et femmes) et de confiance

La formation de Québec Men I Trust était présente sur la Scène des arbres. Après quelques minutes nécessaires à faire fonctionner le clavier de Dragos Chiriac, le groupe s’est lancé. Avec ses chansons au groove indéniables, Men I Trust a offert une bonne prestation. On sent que le jeune groupe n’est pas encore tout à fait à l’aise sur scène. Emma chante bien et possède une bonne présence sur scène. Par contre, on voit encore ses hésitations lorsqu’elle fait aller ses doigts le long du manche de sa guitare. Ils nous ont livré aussi leur nouvelle chanson You Deserve This. Tout cela avant qu’une panne de courant vienne brutalement couper leur élan. Le quatuor a tout de même assuré, faisant d’abord taper des mains avant de faire quelques blagues à la foule. Et de reprendre dès que la situation est revenue à la normale.

Puis, je me suis dirigé vers l’une des deux grandes scènes pour assister à la performance de Jain, la jeune étoile montante de la pop française. Accompagnée seulement d’un DJ, elle a animé la foule mieux qu’Éric Salvail dans ses belles années. Petite dans cet espace immense, elle a gambadé d’un bout à l’autre, chantant avec énergie et entrain. Sur Come, elle est descendue rejoindre le public pour lui faire chanter une partie de refrain. Tout cela pour finalement lancer Makeba, qui a ravi la foule. La jeune Française peut se dire : mission accomplie au terme de ce 200e spectacle.

De la relève et de la nostalgie

Yung Lean est un rappeur suédois qui fait sa marque sur la scène underground depuis un bon bout de temps. Celui-ci a même coécrit quelques chansons sur Blond de Frank Ocean. Le jeune homme était visiblement heureux d’être à Montréal. « Montreal is a lot like Sweden. It’s nice. » Il a livré ses chansons sans « playbacks » ou presque, chose relativement rare pour un rappeur. On n’a décidément pas fini d’entendre parler de ce jeune prodige.

Puis, je me suis dirigé vers l’une des grosses scènes pour voir Liam Gallagher. L’un des deux frères d’Oasis n’a pas la meilleure réputation et sa récente performance à Lollapalooza qui n’a duré que 15 à 20 minutes n’aide en rien son aura de diva. À Montréal, la situation était tout autre. Il a joué un set complet contenant plusieurs chansons d’Oasis dont Morning Glory, Be Here Now et même Wonderwall pour fermer la marche. Le pauvre Liam avait manqué le mémo sur les conditions météorologiques. Il était toujours vêtu d’un imperméable et n’avait pas ses lunettes soleil. Entre les succès passés du groupe, Gallagher a aussi présenté 5 chansons de son album à paraître en octobre : As You Were.

Du gros fun

Danny Brown avait l’intention d’avoir du plaisir et c’est exactement ce qu’il a eu. Enchaînant les tubes de ses deux derniers albums, dont Dip, Dope Song, Ain’t It Funny et When It Rain, le rappeur de Detroit a donné généreusement sur scène. Visiblement content et en plein contrôle (contrairement à son DJ qui avait l’air d’avoir le corps sur scène, mais l’esprit pris dans le nirvana), Danny Brown n’a pas cessé de sourire et de sortir sa langue comme il le fait si souvent. Une performance sans accrocs et tout à fait satisfaisante.

Rone était pour sa part d’office sur la scène de l’île, cette fameuse structure placée directement sur l’eau. Le français a fait danser la foule qui était tout sourire alors que le soleil commençait à se coucher. Les seules bouilles perplexes étaient celles des fans d’EDM qui peinaient à comprendre les structures un peu plus audacieuses du compositeur. Bref, c’était très satisfaisant.

Punk et prédication

Le groupe torontois PUP était sur place pour casser la baraque et c’est exactement ce qui s’est passé. Après deux chansons, la barricade avant a cédé. Cela a entraîné un premier arrêt dans leur performance. Ils repartent avec Dark Days pour s’arrêter de nouveau. Cette fois, c’est un festivalier qui est blessé. Une bonne dizaine de minutes plus tard, une fois que les secours ont porté leur aide, il est temps de repartir. Le groupe a été très cool pendant ces moments d’arrêt, rappelant aux festivaliers qu’il est important de faire attention les uns aux autres. Reservoir, If This Tour Doesn’t Kill, I Will et Sleep In the Heat ont fait partie d’une quinzaine de minutes de puissance sans arrêt de la part de la bande. Un très bon concert.

Puis, je me suis dirigé du côté de Father John Misty qui était de très bonne humeur. Il échangeait avec la foule et semblait s’amuser authentiquement. J’ai eu le temps d’attraper True Affection sur laquelle il a dansé comme un dément, When the God of Love Returns There’ll Be Hell To Pay et Hollywood Forever Cemetery Sings. Tout cela pendant que la pluie revenait nous gâter. Il a terminé sur I Love You, Honeybear. Un très très bon concert, beaucoup plus entraînant que son Pure Comedy.

Voilà pour la deuxième journée. On se revoit demain pour le contre-rendu de la 3e et dernière journée. Et non, je n’ai pas été à <strong>Muse. Comme dirait le chanteur de PUP : « I got a good and a bad news for you. If you want to catch Muse, you’ll have to leave before the end. The bad news is we’re keeping all our bests songs for the end. The good is… who the fuck cares about Muse. »

À demain.

https://www.osheaga.com/