Critiques Archives - Page 457 sur 457 - Le Canal Auditif

Cass McCombs – Wit’s End

Il arrive parfois qu’un ami vous propose de prêter l’oreille à un artiste; mais vous remettez toujours l’audition du disque aux calendes grecques. Ayant lu quelques bonnes critiques sur le dernier opus du ténébreux troubadour Cass McCombs, le bien nommé Wit’s End, je me suis procuré l’œuvre en question. McCombs est un auteur-compositeur-interprète né en 1977. Il est originaire de la Californie et possède cinq disques à son actif.

Le voyage débute par la sensuelle ballade County Line, qui n’indique pas tout à fait le chemin que prendra le reste du disque. À partir de The Lonely Doll et ce, jusqu’à la fin du périple, McCombs nous plonge dans un univers magnifiquement déprimant empreint d’une introspection touchante. Le ton est loin d’être pleurnichard; il est plutôt celui de la confession, comme s’il nous chuchotait ses secrets à l’oreille.

Musicalement, c’est totalement minimaliste et dépouillé. Quelques instruments à vents ici et là, une caisse claire fouettée et mixée à l’avant-plan sur Hermit’s Cave, orgues, guitares acoustiques, le tout arrangé avec grand soin. Un très bon disque écrit par un excellent song-writer.

Si vous aimez Elliott Smith, Lou Reed (voire le troisième disque du Velvet Underground), Bonnie « Prince » Billie et Talk Talk (période Laughing Stock et The Spirit Of Eden), vous adorerez ce disque. Un des bons disques parus cette année. Merci cher ami!

Ma note : 3,5/5

Cass McCombs
Wit’s End
Domino Records
43 minutes

myspace.com/cassmccombs

The Antlers – Burst Apart

The Antlers est une formation basée à Brooklyn, menée par Peter Silberman. Après un premier disque intitulé Hospice et salué par la critique, le groupe revient avec Burst Apart. Si Hospice était un disque qui racontait l’histoire d’amour entre un employé d’un hospice et un patient en phase terminale, Burst Apart est un simple assortiment de chansons portant sur les hauts et les bas de l’amour. Banal.

Le disque s’amorce avec I Don’t Want Love qui donne parfaitement le ton à l’album. Ici, nous sommes dans les vapes. Le reste de l’album ne dérogera jamais à cette règle. La voix haut perchée et maniérée de Silberman peut être rebutante, mais après quelques écoutes, la qualité d’écriture des chansons prend le dessus. Tout au long de l’écoute, l’utilisation des claviers amène une ambiance éthérée. Les nappes de guitare, malgré quelques moments « rock », participent à cette atmosphère brumeuse et confortable.

Les chansons fortes : I Don’t Want Love, Rolled Together (que n’aurait pas renié la bande à Thom Yorke), Every Night Are Falling Out (excellente chanson pop) et Putting The Dog To Sleep (qui conclut l’album avec quelques frissons). Un bémol : l’instrumental Tiptoe qui fait office de remplissage. Burst Apart est un disque qui s’impose à chaque écoute. Les fans de Radiohead, Coldplay (avant X & Y) et The National seront ravis.

Ma note : 3/5

The Antlers
Burst Apart
Frenchkiss Records
43 minutes

antlersmusic.com